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OPINION : Les espoirs ukrainiens de Tomahawk s’effondrent pendant que l’Amérique brûle ses stocks en Iran
Crédit: Adobe Stock

Le bluff de la mi-octobre

Mi-octobre 2025, Donald Trump a transformé le Tomahawk en instrument de pression diplomatique. Dans une déclaration calculée, il a lancé : « I might say, look, if this war is not gonna get settled I may send them Tomahawks. » Le message était clair, du moins en apparence. Si Vladimir Poutine ne venait pas à la table des négociations avec des propositions sérieuses, Washington fournirait à Kiev l’arme que Moscou redoutait le plus. C’était un levier de négociation classique dans la rhétorique trumpienne — menacer pour obtenir, sans jamais s’engager véritablement.

Le Pentagone avait d’ailleurs préparé le terrain. Selon CNN, des plans opérationnels existaient pour livrer rapidement les Tomahawk à l’Ukraine si Trump donnait le feu vert. L’administration avait même dessiné les contours logistiques d’un transfert accéléré, consciente que la fenêtre diplomatique se refermait à mesure que les forces russes consolidaient leurs positions dans le Donbass.

Brandir une arme qu’on n’a pas l’intention de fournir, c’est le summum du cynisme géopolitique — et c’est exactement ce que Washington a fait pendant quatre semaines d’automne.

Le coup de téléphone qui a tout fait basculer

Mais le 17 octobre 2025 a tout changé. La veille, Trump avait eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. Le président russe avait livré un argument simple, direct, calibré pour résonner avec la logique transactionnelle de Trump : les Tomahawk pourraient frapper des villes majeures comme Moscou et Saint-Pétersbourg, ils n’auraient aucun impact significatif sur le champ de bataille, mais ils détruiraient la relation américano-russe. Un argument que Trump a visiblement trouvé convaincant.

Le lendemain, lors d’une rencontre qualifiée de « tendue » par Axios, Trump a informé Zelensky qu’il n’avait pas l’intention de fournir les missiles. « La réunion n’était pas facile », a confié une source proche des discussions. « Personne n’a crié, mais Trump a été dur. » Trump a ajouté, lors d’un déjeuner de travail, qu’il préférait ne pas livrer des armes dont l’Amérique avait besoin pour « protéger son propre pays ». La porte des Tomahawk venait de se refermer une première fois.

Sources et références

Articles et rapports consultés

Source principaleKyiv Independent : « Ukraine’s Tomahawk hopes fade further as US depletes stockpiles in Iran »

Financial Times (12 mars 2026) — Rapport sur la consommation « de plusieurs années » de munitions critiques par l’administration Trump en deux semaines de guerre en Iran

RUSI — Analyse de Justin Bronk sur l’impact de la guerre en Iran sur les stocks de Tomahawk et les perspectives de livraison à l’Ukraine

Les sources ne manquent pas. Ce qui manque, ce sont les missiles.

Sources complémentaires

Axios — Couverture des rencontres Trump-Zelensky d’octobre 2025 et du refus de livraison des Tomahawk

CNN — Rapport du Pentagone sur les plans de livraison prêts en attente de feu vert présidentiel

CSIS — Analyse : « Will the Tomahawks Save Ukraine? »

Arms Control Association — Confirmation formelle du rejet de la vente de Tomahawk à l’Ukraine (novembre 2025)

Heritage Foundation (janvier 2026) — Rapport sur la vulnérabilité des stocks d’intercepteurs américains face à un conflit soutenu

Asia Times, Bloomberg, Stars and Stripes — Couverture de l’impact de la guerre en Iran sur la posture militaire américaine dans le Pacifique face à la Chine

Responsible Statecraft, Foreign Policy, FPRI — Analyses sur l’impact de la guerre en Iran sur les négociations de paix russo-ukrainiennes

Quand l’histoire de cette guerre sera écrite, le chapitre sur les Tomahawk s’intitulera : « La promesse qui s’est envolée en fumée — littéralement. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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