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RÉCIT : La frappe russe sur la centrale de Novodnistrovsk déclenche une crise de pollution sans précédent en Moldavie
Crédit: Adobe Stock

Ce que les missiles ont touché

La centrale hydroélectrique de Novodnistrovsk n’est pas une installation secondaire. C’est l’une des plus grandes centrales hydroélectriques d’Ukraine, un pilier du réseau énergétique national, un ouvrage d’ingénierie qui régule le débit du Dniestr depuis des décennies. L’attaquer, c’est viser le coeur énergétique d’une région entière. Mais c’est aussi, et peut-être surtout, percer les réservoirs de carburant qui alimentent les turbines, les systèmes de secours, les transformateurs.

Quand un missile percute une infrastructure hydroélectrique, il ne détruit pas seulement du béton et de l’acier. Il libère des substances toxiques directement dans le cours d’eau que la centrale était censée apprivoiser. Le carburant s’écoule. Les lubrifiants industriels se mêlent au courant. Les produits chimiques de maintenance rejoignent le flux. Et tout cela part en aval, porté par un fleuve qui ne sait pas faire la différence entre de l’eau propre et du poison.


La guerre moderne ne se contente plus de tuer des soldats. Elle empoisonne les rivières, elle contamine les aquifères, elle transforme l’eau en menace.

Le mécanisme de propagation

Ce qui rend cette pollution particulièrement vicieuse, c’est son mode de propagation. Le Premier ministre moldave Alexandru Munteanu l’a résumé avec une lucidité glaçante : « Même si dans certaines localités les valeurs reviennent temporairement dans les limites acceptables, la substance continue d’arriver par vagues, rendant difficile toute prévision précise de l’évolution. » Par vagues. Comme un battement de coeur toxique. Le fleuve pulse, et chaque pulsation apporte une nouvelle dose de contamination.

Cette intermittence complique tout. Elle empêche les autorités de déclarer une zone définitivement sûre. Elle transforme chaque prélèvement d’eau en loterie. Elle force les stations de traitement à fonctionner dans un état d’alerte permanente, sans jamais savoir quand la prochaine vague de polluants va déferler.

Sources

Source principale

United24 Media — Russian Strike on Ukrainian Hydropower Plant Triggers Pollution Crisis in Moldova (Ivan Khomenko, 16 mars 2026)

Contexte et références

Déclarations officielles de la présidente moldave Maia Sandu et du Premier ministre Alexandru Munteanu, relayées par United24 Media.

Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, Article 56 — Protection des ouvrages contenant des forces dangereuses.

Données sur les crimes environnementaux en Ukraine : plus de 7 000 cas documentés, 85 milliards de dollars de dommages estimés (sources ukrainiennes compilées par United24).

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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