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REPORTAGE : Pokrovsk résiste, Zaporizhzhia reprend — comment le front ukrainien bascule vers le printemps
Crédit: Adobe Stock

L’objectif manqué et ses conséquences

L’histoire de Pokrovsk dans cette guerre est celle d’une promesse non tenue. Les planificateurs militaires russes, forts de leurs avancées de l’été 2025, avaient inscrit dans leurs agendas opérationnels la prise de cette ville avant la fin de l’année. C’était — du moins selon les sources ukrainiennes et les analyses occidentales — l’un des objectifs hivernaux clés de l’offensive russe. Pokrovsk représente un nœud logistique d’importance stratégique majeure dans le Donbass : carrefour routier, point d’appui pour l’axe vers Dnipro, symbole de la profondeur de la pénétration russe dans la région. Sa chute aurait été un coup de théâtre, une victoire à exhiber. Mais Pokrovsk tient. Brinquebalante peut-être, sous pression constante certainement, mais elle tient. Et ce maintien n’est pas un accident.

Les combats autour de Pokrovsk se sont déplacés vers les faubourgs, vers les localités satellites. Myrnohrad est devenu le nom qu’on retrouve dans tous les rapports de situation : les forces ukrainiennes y maintiennent une tête de pont, une position avancée qui complique considérablement les manœuvres russes. Plus au sud, les combats se sont étendus jusqu’à Rodynske, une autre localité dont le contrôle revêt une importance tactique. Le front autour de Pokrovsk n’est pas statique — il est dynamique, fluctuant, épuisant pour les deux camps. Mais l’objectif russe de capture rapide s’est transformé en quelque chose de beaucoup plus sombre pour Moscou : une guerre de positions interminable qui consume des ressources humaines à un rythme insoutenable.

Pokrovsk qui tient — c’est plus qu’une victoire tactique. C’est le signe que la résistance ukrainienne a trouvé ses nerfs, quelque part dans la boue et le béton éclaté de ces faubourgs du Donbass.

Les chiffres de l’épuisement russe

Les pertes russes dans le secteur de Pokrovsk et plus largement sur l’ensemble du front sont proprement stupéfiantes. 30 000 à 32 000 soldats russes perdus par mois — morts, blessés, prisonniers — selon les estimations des analystes militaires qui suivent l’évolution de la situation. Trente mille hommes par mois. C’est une division entière qui disparaît toutes les quatre semaines. Depuis le début de l’offensive intensifiée, le cumul des pertes dépasse des seuils que même les états-majors les plus optimistes à Moscou peinent à justifier. Et pourtant, la machine continue. Elle est alimentée par des vagues de mobilisés, par des contrats signés dans des régions déshéritées de Russie, par une propagande d’État qui continue de présenter chaque mètre gagné comme une victoire historique. Mais la réalité du terrain, elle, parle une autre langue.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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