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ANALYSE : Zelensky affirme que les pourparlers ne sont pas retardés — mais qui retarde quoi, exactement
Crédit: Adobe Stock

Qui veut négocier et qui fait semblant

Il y a dans cette saga diplomatique un schéma qui se répète avec une régularité déconcertante. L’Ukraine se déclare prête. Washington propose une date. Moscou pose des conditions. Le lieu ne convient pas. Le format non plus. Les exigences territoriales sont inacceptables. Et le temps passe. Chaque semaine de retard, ce sont des vies ukrainiennes qui s’éteignent. Chaque jour sans cessez-le-feu, ce sont des infrastructures détruites, des familles brisées, des enfants qui grandissent dans les abris. La Russie le sait. La Russie l’exploite. Car dans une guerre d’usure, celui qui contrôle le tempo contrôle le résultat.

Zelensky l’a formulé avec une lucidité tranchante : « La Russie fonctionne de manière très simple : si on lui fait peur, elle est prête à respecter les règles. » Cette phrase n’est pas une provocation gratuite. C’est un diagnostic stratégique. L’histoire récente le confirme — chaque fois que la pression occidentale s’est intensifiée, chaque fois que les sanctions ont mordu, chaque fois que le soutien militaire à l’Ukraine s’est renforcé, Moscou a montré des signes de flexibilité. Et chaque fois que cette pression s’est relâchée, le Kremlin a durci ses positions.


On voudrait croire que la diplomatie est un art de la raison. Qu’il suffit de s’asseoir autour d’une table pour que les choses s’arrangent. Mais la diplomatie avec un régime qui bombarde des maternités n’est pas de la diplomatie. C’est un rapport de force. Et dans un rapport de force, seule la pression produit du mouvement.

L’ombre du Moyen-Orient sur les négociations ukrainiennes

Le conflit au Moyen-Orient a joué un rôle déterminant dans la suspension des pourparlers. Lorsque la crise iranienne a éclaté fin février 2026, l’attention de Washington s’est brutalement déplacée. Steve Witkoff lui-même l’a reconnu : la réunion trilatérale prévue a été reportée. Le président Zelensky a commenté avec une franchise rare — « C’était proposé par la partie américaine, mais nous verrons ce qui se passe au Moyen-Orient, pour être honnête. » Cette phrase dit tout. L’Ukraine ne contrôle pas son propre calendrier de paix. Sa survie diplomatique dépend de l’attention fluctuante d’une superpuissance sollicitée de toutes parts.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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