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BILLET : Myrne, Bilohiria, Luhivske — trois noms que personne ne prononce pendant que des hommes y tiennent debout
Crédit: Adobe Stock

La logique stratégique derrière l’acharnement

Huliaipole n’est pas n’importe quel point du front. C’est un verrou — la porte d’entrée vers le coeur de la région de Zaporijjia, vers les axes logistiques qui alimentent toute la défense sud ukrainienne. Le perdre, c’est ouvrir une brèche que Moscou rêve d’exploiter depuis l’échec de sa tentative initiale de prendre la ville de Zaporijjia en 2022. Le commandement russe a réengagé la 40e brigade de marines de la flotte du Pacifique dans le secteur est, avec pour objectif de réduire les positions avancées ukrainiennes le long de la rivière Haïtchour. Des assauts mécanisés ont été lancés vers Varvarivka et Olenokostiantynivka. La pression monte. Elle ne descendra pas.

Face à cette offensive, le 225e régiment d’assaut ukrainien tente de ralentir la progression en exploitant les positions fortifiées sur la rive occidentale et en déployant massivement des drones FPV contre les éléments avancés russes. Environ quinze engagements quotidiens sont enregistrés rien qu’autour de Zaliznychne. Quinze. Par jour. Imaginez le bruit. Imaginez la fumée. Imaginez l’adrénaline qui ne redescend jamais.


Il m’arrive de me demander ce que font les négociateurs pendant que ces soldats se battent. Pendant que des hommes comptent leurs munitions dans des tranchées inondées, d’autres comptent des points politiques dans des salons climatisés. Le décalage n’est pas seulement temporel — il est moral.

Quand la boue devient alliée

L’Ukraine a chronométré son opération de Huliaipole en fonction de la météo — et ça a fonctionné. La capacité à exploiter la raspoutitsa — cette période où les sols deviennent impraticables pour les véhicules lourds — a permis aux forces ukrainiennes de frapper là où la Russie ne s’y attendait pas. En février 2026, l’Ukraine a reconquis davantage de territoire que la Russie n’en avait pris. Ce n’est pas rien. Ce n’est pas non plus irréversible. Les experts soulignent que cette fenêtre météorologique se referme. L’avantage tactique est éphémère. La guerre d’usure reprend ses droits.

Et c’est précisément là que se joue le drame de ce front sud. Les frappes aériennes russes sur Charivne avec des roquettes non guidées rappellent que Moscou dispose d’une puissance de feu brute que l’Ukraine ne peut égaler qu’en intelligence, en mobilité, en ruse. Dix-huit frappes aériennes, 231 frappes d’artillerie, 556 drones tactiques concentrés sur le seul secteur de Zaporijjia. Et pourtant, aucune progression russe n’a été constatée sur le front sud. Le mur tient.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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