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BILLET : Trump demande des navires pour Ormuz — et le silence des alliés lui répond
Crédit: Adobe Stock

L’artère jugulaire de l’économie planétaire

Le détroit d’Ormuz n’est pas un passage maritime parmi d’autres. C’est l’artère jugulaire de l’économie mondiale. Chaque jour, entre vingt et vingt-et-un millions de barils de pétrole passent par ce corridor qui sépare l’Iran d’Oman. Fermez-le, et le prix du baril double en une semaine. Le Japon importe quatre-vingt-quinze pour cent de son pétrole brut du Moyen-Orient. La Corée du Sud, l’Inde, la Chine : même dépendance, mêmes routes maritimes, même vulnérabilité.

Et pourtant. Quand Trump demande à ces pays d’envoyer des navires d’escorte, la réponse est un murmure gêné. Sanae Takaichi, la première ministre japonaise, déclare que Tokyo n’a pris aucune décision concernant l’envoi de navires d’escorte. Pour un pays qui cesserait littéralement de fonctionner si Ormuz fermait. La Corée du Sud révise la demande. L’Australie dit n’avoir reçu aucune requête formelle. La Chine esquive. Chacun a ses raisons. Mais le résultat collectif est le même : personne ne bouge.


Je me demande à quel moment précis nous avons collectivement décidé que le fonctionnement de l’économie mondiale pouvait reposer sur un corridor de cinquante kilomètres contrôlé par un pays que la première puissance du monde vient de bombarder — et que ça ne méritait pas de plan B. Pas un plan secret. Juste un plan. Le fait qu’il n’existe pas en dit plus sur notre époque que n’importe quel discours sur la gouvernance mondiale.

La facture qui tombe toujours ailleurs

Si le détroit d’Ormuz se ferme, ce ne sont pas les décideurs à Washington qui absorberont le choc. Ce sont les chauffeurs de taxi à Tokyo qui verront le prix du plein doubler. Les usines à Séoul qui tourneront au ralenti. Les ménages européens dont la facture de chauffage explosera. Qui décide. Qui absorbe. Ce n’est jamais les mêmes. La guerre contre l’Iran a été lancée depuis Washington. Les conséquences économiques, elles, tomberont à Osaka, à Busan, à Rotterdam. C’est une taxe imposée sans vote, sans débat, sans consentement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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