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CHRONIQUE : 1 279 930 soldats russes tombés en Ukraine, et le monde continue de compter
Crédit: Adobe Stock

La mécanique d’un abattoir à ciel ouvert

Reprenons depuis le début, parce que la mémoire collective a la capacité d’attention d’un poisson rouge. Le 24 février 2022, Vladimir Poutine lançait ce qu’il appelait une opération militaire spéciale. Trois jours, disaient les généraux russes. Peut-être une semaine. Kyiv tomberait comme un fruit mûr. L’armée ukrainienne se disloquerait. Volodymyr Zelensky fuirait en hélicoptère. Quatre ans plus tard, la réalité raconte une histoire radicalement différente. L’Ukraine tient. Et la Russie saigne. Elle saigne par chaque pore de son appareil militaire. 11 781 chars détruits. Pensez-y. Onze mille sept cent quatre-vingt-un chars. C’est plus que l’intégralité des forces blindées de la plupart des armées occidentales réunies. 24 215 véhicules blindés de combat. 38 457 systèmes d’artillerie. 1 687 lance-roquettes multiples. Ce ne sont pas des pertes. C’est un démantèlement.


Je me souviens des premières semaines, quand certains analystes prédisaient la chute de l’Ukraine en quarante-huit heures. Quatre ans et près de douze mille chars russes plus tard, je me demande si ces mêmes analystes ont la décence de relire leurs propres prédictions.

Les chiffres qui dessinent une catastrophe

Mais les chars et les blindés ne sont que la partie visible de l’iceberg. Descendons plus profond. 83 624 véhicules et citernes de carburant annihilés. 1 333 systèmes de défense antiaérienne neutralisés. 435 avions. 349 hélicoptères. 181 153 drones. Cent quatre-vingt-un mille drones. Ce dernier chiffre, à lui seul, raconte la transformation de cette guerre en un conflit technologique d’un genre nouveau, où les engins sans pilote meurent par milliers chaque semaine dans le ciel d’Ukraine. 4 468 missiles de croisière interceptés ou abattus. 32 navires. 2 sous-marins. La flotte russe de la mer Noire, qui devait projeter la puissance navale de Moscou, a été repoussée si loin qu’elle opère désormais depuis Novorossiysk, recroquevillée comme un animal blessé. Et derrière chaque machine détruite, il y a des équipages. Des pilotes. Des artilleurs. Des conscrits de dix-neuf ans qui ne savaient même pas où on les envoyait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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