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CHRONIQUE : L’impasse ukrainienne, ce piège que Moscou refuse de voir se refermer
Crédit: Adobe Stock

Des avancées qui ne mènent nulle part

Oui, la Russie avance. Il serait malhonnête de le nier. Siversk est occupée. Pokrovsk et Myrnohrad sont sous pression constante. Des positions russes progressent près de Lyman. Houliaipolé, sur l’axe de Zaporijjia, est partiellement occupée. Voilà les faits bruts que le Kremlin exhibe comme des trophées dans ses bulletins de victoire. Mais aucune de ces avancées — aucune — ne constitue une menace critique pour la stabilité défensive ukrainienne. Elles créent une pression morale sur la société, oui. Elles nourrissent le récit de l’inexorabilité russe, certainement. Mais elles ne changent pas l’équation stratégique.

Et il y a ce détail que la propagande moscovite préfère taire. Vladimir Poutine et Valeri Guerassimov ont annoncé la prise de Koupiansk à trois reprises. Trois fois. Pour des raisons de propagande et de positionnement dans les négociations. Trois fois, et trois fois, Koupiansk reste ukrainienne. Ce n’est pas un détail. C’est un symptôme. Le symptôme d’un appareil militaire qui a besoin de victoires fictives pour maintenir l’illusion d’une progression inéluctable. Quand on en est réduit à annoncer des conquêtes qui n’existent pas, ce n’est plus de la stratégie. C’est du désespoir narratif.


Il y a quelque chose de pathétique dans cette mécanique du mensonge répété. Annoncer trois fois la chute d’une ville qui refuse de tomber. Il faudrait un romancier russe pour saisir l’absurdité tragique de cette scène — un empire qui célèbre des victoires qu’il n’a pas remportées, devant un peuple qui commence à ne plus y croire.

La cartographie de l’épuisement

Car la carte ne dit pas tout. Elle montre des flèches rouges qui grignotent du terrain. Elle montre des zones grises qui changent de couleur. Mais elle ne montre pas les 8 672 pertes russes enregistrées en février 2026 par les seules Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes. Dont 4 790 pertes irréversibles, soit 55 pour cent du total. Chaque perte vérifiée par confirmation vidéo. Pas des estimations. Pas des projections. Des images. Des preuves. Des corps filmés par des drones dans la boue de l’est ukrainien. Et ces chiffres ne représentent qu’un tiers des pertes russes totales en personnel. Un tiers. Les Forces des systèmes sans pilote sont responsables de plus d’un tiers de toutes les pertes russes en personnel. Un seul bras de l’armée ukrainienne. Un seul.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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