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COMMENTAIRE : 152 affrontements en un jour, Pokrovsk et Kostiantynivka sous le feu permanent
Crédit: Adobe Stock

Vingt-huit assauts sur un seul secteur

Vingt-huit assauts. Sur un seul secteur. En une seule journée. Le chiffre donne le vertige, mais il faut le décortiquer pour en saisir la portée réelle. Le secteur de Kostiantynivka est devenu le point de pression maximal de l’offensive russe dans le Donbass. Les combats se concentrent autour de localités dont les noms sont devenus des synonymes de résistance : Pleshchiivka, Ivanopillia, Illinivka, Stepanivka, Rusyn Yar. Chacun de ces villages, souvent réduit à des ruines, représente un verrou tactique que Moscou tente de faire sauter pour progresser vers Kramatorsk et Sloviansk, les deux grandes villes encore sous contrôle ukrainien dans la région.

La stratégie russe sur ce secteur est limpide dans sa brutalité. Il s’agit d’encercler Kostiantynivka par des poussées multidirectionnelles, de couper les axes logistiques, d’isoler les défenseurs ukrainiens dans des poches de plus en plus étroites. C’est la même méthode qui a été appliquée à Bakhmout, à Avdiivka, à Pokrovsk. Une méthode qui repose sur un principe simple et terrifiant : la supériorité numérique compense les pertes. Quand un bataillon est détruit, un autre prend sa place. L’humain comme ressource consommable.

Il y a quelque chose de profondément glaçant dans cette répétition mécanique. On ne parle pas de stratégie brillante. On parle d’une armée qui jette ses hommes dans le broyeur avec la certitude que le broyeur de l’adversaire cassera en premier. C’est une vision du monde qui devrait nous révolter bien plus qu’elle ne le fait.

Les défenseurs et le prix de chaque mètre

Face à cette pression, les forces de défense ukrainiennes tiennent avec une ténacité qui défie la logique militaire conventionnelle. Inférieures en nombre, soumises à un bombardement aérien constant — 145 bombes guidées en une seule journée —, elles s’appuient sur une combinaison de fortifications défensives, de guerre électronique et de tactiques de contre-attaque ciblées. Les données préliminaires du secteur de Pokrovsk pour cette seule journée illustrent cette résistance : 56 soldats russes confirmés tués, 26 blessés, un système lance-roquettes multiples détruit, 54 abris endommagés, 3 pièces d’artillerie neutralisées, 226 drones détruits ou supprimés.

Ces chiffres ne sont pas de la propagande abstraite. Ils reflètent une réalité tactique précise : chaque assaut russe a un coût. Et ce coût, les forces ukrainiennes s’emploient à le rendre aussi élevé que possible. Mais la question qui hante les états-majors à Kyiv comme dans les capitales alliées est celle de la soutenabilité. Combien de temps peut-on tenir à ce rythme quand l’adversaire dispose de réserves humaines apparemment inépuisables et d’une industrie de guerre qui tourne à plein régime ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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