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ÉDITORIAL : Le Su-57 contre 1 300 F-35 — la Russie joue aux échecs avec trois pions
Crédit: Adobe Stock

Le problème de la densité de flotte

Dans la guerre aérienne moderne, un concept domine : la densité de flotte. Ce n’est pas le chasseur le plus rapide qui l’emporte. C’est celui qui peut être partout à la fois. Celui qui peut saturer un espace aérien. Avec ses 32 à 42 appareils, dont une partie sont des prototypes et des modèles de préproduction, le Su-57 ne peut constituer une menace crédible face à une coalition alignant plus de 1 300 F-35. Kris Osborn, président de Warrior Maven et ancien expert du Pentagone, le dit sans détour : le chasseur de nouvelle génération russe souffre avant tout d’un problème de nombres.

Moscou avait annoncé 76 Su-57 opérationnels d’ici 2027-2028. Au rythme actuel — quelques unités par an — cet objectif relève de la pure fiction. Les analystes estiment qu’entre 12 et 20 modèles sont réellement prêts au combat. Le reste ? Des cellules qui attendent des composants bloqués par les sanctions, des appareils dont certains systèmes critiques n’ont jamais été installés.

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans cet écart. Il ne parle pas seulement d’avions. Il parle de deux visions du monde. D’un côté, une alliance de démocraties industrielles capables de produire, d’innover, de livrer. De l’autre, un régime autoritaire qui mise tout sur le spectacle et la terreur, mais qui ne peut même pas faire sortir ses propres chasseurs de l’usine.

L’illusion du rattrapage technologique

La Russie ne manque pas de talents en ingénierie aéronautique. Le bureau d’études Sukhoi a produit certains des appareils les plus remarquables de l’histoire de l’aviation militaire. Le Su-27 Flanker, le Su-35, le MiG-29 — autant de machines qui ont fait trembler les états-majors occidentaux. Mais le passage à la cinquième génération exige une base industrielle capable de produire en masse des composants électroniques de pointe, des chaînes d’approvisionnement résilientes, des budgets que la guerre en Ukraine dévore à un rythme effrayant. La Russie n’a pas les moyens de ses ambitions en matière de furtivité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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