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ÉDITORIAL : L’Ukraine démantèle le bouclier russe pièce par pièce, et personne ne mesure ce que ça change
Crédit: Adobe Stock

Anatomie d’une offensive invisible

Ce qui frappe, quand on regarde la séquence des événements de ces dernières semaines, c’est la méthodologie. Il ne s’agit pas de frappes isolées, de coups de chance, de tirs opportunistes. Il s’agit d’une campagne coordonnée, planifiée, exécutée avec une précision qui confine à l’obsession. Entre le 1er et le 12 mars 2026, les Forces des systèmes sans pilote de l’Ukraine — cette unité spécialisée qui est devenue l’une des armes les plus redoutables du conflit — ont détruit 19 éléments du réseau de défense aérienne russe. Dix-neuf. En douze jours. Des systèmes S-300V, des Tor, des radars, des lanceurs. Pièce par pièce, méthodiquement, comme un chirurgien qui retire une tumeur.

Et ce n’est pas fini. Le 11 mars, les Forces d’opérations spéciales ont frappé un radar S-300 en Crimée occupée. Le 15 mars, ce sont deux stations radar et un lanceur de S-400 qui ont été touchés sur la péninsule. Le 16 mars, les Tor et le S-300 dans le Louhansk, le Donetsk et le Zaporijjia. Vous voyez le schéma ? L’Ukraine ne frappe pas au hasard. Elle frappe dans un ordre. Elle frappe là où ça fait le plus mal. Elle frappe les yeux et les oreilles du dispositif russe — les radars — avant de frapper les bras — les lanceurs. C’est de la stratégie pure. Et c’est en train de fonctionner.


Il y a quelque chose de vertigineux à regarder une armée considérée comme l’une des plus puissantes du monde se faire démanteler son bouclier aérien par une nation que Moscou prétendait conquérir en trois jours. Trois jours. On en est au vingt-cinquième mois. Et c’est la Russie qui recule dans les airs.

Le silence de l’Occident

Ce qui me sidère, c’est le silence occidental face à ces développements. Les chancelleries européennes sont occupées à débattre de la prochaine tranche d’aide. Washington tergiverse. Les médias couvrent les dernières polémiques politiques intérieures. Et pendant ce temps, des opérateurs ukrainiens, souvent des volontaires formés en quelques semaines, sont en train de mener l’une des campagnes de suppression de défense aérienne les plus efficaces de l’histoire militaire moderne. Avec des drones qui coûtent une fraction du prix des systèmes qu’ils détruisent. C’est David contre Goliath, sauf que David a appris à viser les yeux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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