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ENQUÊTE : Trump lève les sanctions pétrolières russes et offre dix milliards de dollars à la machine de guerre de Poutine
Crédit: Adobe Stock

Une flambée orchestrée par la guerre, exploitée par Moscou

Le Brent, référence internationale du pétrole brut, a franchi la barre des 100 dollars le baril le 8 mars 2026 pour la première fois en quatre ans. Il a culminé à 126 dollars. Le West Texas Intermediate, référence américaine, a bondi de 41 % pour atteindre près de 95 dollars le baril. Le brut Oural, la variante russe, a grimpé jusqu’à 100,67 dollars le 9 mars avant de redescendre à 93,58 dollars le 13 mars. Une hausse de 59 % en deux semaines. Cinquante-neuf pour cent. Ce n’est pas un ajustement de marché. C’est un jackpot. Et le bénéficiaire principal de ce jackpot porte un nom que tout le monde connaît. Il siège au Kremlin. Il s’appelle Vladimir Poutine.

Avant la guerre en Iran, les sanctions occidentales avaient comprimé les revenus pétroliers russes. Le plafonnement des prix à 60 dollars le baril, imposé par le G7, forçait Moscou à vendre avec une décote massive. Les revenus budgétaires de la Russie accusaient un déficit de 100 milliards de dollars. Le mécanisme fonctionnait. Et puis la guerre au Moyen-Orient a tout changé. En deux semaines, la Russie a engrangé environ 10 milliards de dollars de revenus pétroliers supplémentaires. Dix milliards. En quatorze jours. Ce que des mois de sanctions avaient construit, deux semaines de chaos l’ont balayé.

Il y a quelque chose d’obscène dans cette arithmétique. Chaque dollar de plus sur le baril de brut russe, c’est un obus de plus sur Kharkiv, un drone de plus sur Odessa, une famille de plus sous les décombres. Et nous, nous regardons les cours de la Bourse comme si c’était un spectacle sans conséquence.

Le prix du sang converti en prix du baril

Les analystes de Bloomberg ont estimé que la Russie est en position de connaître une « envolée de revenus pétroliers dans les semaines à venir » grâce à la guerre en Iran. Le Moscow Times a posé la question sans détour : le conflit au Moyen-Orient vient-il de sauver le budget de guerre russe ? La réponse, documentée par le Centre for Research on Energy and Clean Air, est accablante. Les exportations de combustibles fossiles russes de février 2026 montrent déjà une trajectoire ascendante que la levée temporaire des sanctions ne fait qu’accélérer. Quand Scott Bessent affirme que cette mesure « ne fournira pas de bénéfice financier significatif au gouvernement russe », il ment. Les chiffres le démentent. Les données le contredisent. Les faits l’accusent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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