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OPINION : Le Leopard 2, ce char que l’on croyait invincible, se fait dévorer en Ukraine
Crédit: Adobe Stock

L’héritage empoisonné de Fulda Gap

Le Leopard 2 est né en 1979. Krauss-Maffei Wegmann, soixante-deux tonnes, canon Rheinmetall Rh-120 de 120 mm, soixante-dix kilomètres heure sur route. Lors de la guerre du Golfe de 1991, ses dérivés — le M1 Abrams américain en tête — ont écrasé les blindés irakiens. Le mythe du char occidental invincible s’est forgé dans le sable du Koweït, face à des équipages démoralisés.

Mais l’Ukraine n’est pas l’Irak. Le front ukrainien est un labyrinthe de tranchées, de lignes de mines superposées, de positions d’artillerie prépositionnées et de drones de surveillance qui rendent toute progression visible en temps réel. C’est Verdun avec des yeux dans le ciel. C’est la Somme avec des munitions guidées.

Il y a quelque chose de cruellement ironique à voir le symbole de la puissance mécanique occidentale se faire neutraliser par un drone assemblé dans un garage. L’arrogance technologique a toujours un prix. L’histoire militaire ne manque jamais de le rappeler.

Le fantasme du combat interarmes intégré

Le Leopard 2 n’a jamais été conçu pour opérer seul. Sa doctrine d’emploi OTAN exige un combat interarmes complet : infanterie mécanisée, artillerie, défense antiaérienne, aviation tactique. Sans cet écosystème, le char est nu. Or l’Ukraine a reçu des chars de Pologne, de Norvège, d’Espagne, du Canada — sans la chaîne logistique. Des 2A4 mélangés avec des 2A6, des pièces incompatibles, des équipages formés en quelques semaines là où il faudrait trois ans.

Résultat : des assauts isolés dans des couloirs saturés de drones de reconnaissance russes. Le Leopard 2 se retrouve réduit au rôle de pièce d’artillerie semi-mobile, embossé derrière une ligne d’arbres. Ce n’est pas de la manoeuvre blindée. C’est de la survie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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