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OPINION : L’Ukraine sanctionne la machine de guerre russo-iranienne et personne ne devrait détourner le regard
Crédit: Adobe Stock

Un pacte forgé dans le sang des civils ukrainiens

Il faut appeler les choses par leur nom. Ce que les sanctions ukrainiennes révèlent, avec une clarté implacable, c’est l’existence d’un axe militaro-industriel russo-iranien qui fonctionne à plein régime depuis des mois, des années. Les drones Shahed ne sont pas apparus par magie dans le ciel ukrainien. Ils sont le fruit d’une coopération stratégique entre Moscou et Téhéran — une coopération qui inclut le transfert de technologies, la formation d’opérateurs et la mise en place de lignes de production sur le sol russe. Les sanctions ciblent précisément les entreprises iraniennes et les citoyens iraniens impliqués dans la production de ces drones et missiles, ceux-là mêmes qui sont utilisés non seulement contre l’Ukraine mais aussi au Moyen-Orient contre les pays du Golfe.

Les instructeurs iraniens qui ont formé les opérateurs russes de Shahed figurent nommément dans la liste des sanctions. Ces formateurs ont transmis le savoir-faire nécessaire pour que des drones kamikazes frappent les villes ukrainiennes et les installations énergétiques avec une efficacité croissante. Chaque instructeur iranien sanctionné est un maillon identifié dans une chaîne de mort qui relie Téhéran aux décombres d’un hôpital ukrainien. Et pourtant, l’Iran continue de nier, de minimiser, de jouer la carte de la souveraineté nationale pour justifier ce qui relève purement et simplement de la complicité dans des crimes de guerre.


On peut débattre longtemps de géopolitique, de sphères d’influence, de réalisme stratégique. Mais quand un instructeur iranien forme un opérateur russe pour piloter un drone qui va s’écraser sur un quartier résidentiel de Dnipro à trois heures du matin, le débat devient obscène. C’est de la complicité. Point.

La production Shahed délocalisée en Russie

Le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que la Russie ne se contente plus d’importer des drones iraniens. Elle a internalisé la production. Avec l’aide technique et humaine de l’Iran, Moscou a mis en place des chaînes de fabrication de Shahed sur son propre territoire. Les sanctions ukrainiennes ciblent les entités qui ont « aidé la Russie à lancer, déployer et intensifier la production de Shahed en Russie ». C’est une phrase technique, presque administrative. Mais derrière ces mots se cache une réalité terrifiante : un État agresseur qui construit sa capacité de destruction en autonomie, avec la bénédiction et l’expertise d’un régime théocratique dont les ambitions déstabilisatrices s’étendent de l’Ukraine au Golfe Persique.

Cette délocalisation industrielle de la terreur devrait alarmer chaque capitale occidentale. Le savoir-faire a été transféré. Les usines sont opérationnelles. Les composants continuent d’affluer via des réseaux d’approvisionnement opaques. La question n’est plus de savoir si l’axe Moscou-Téhéran existe. La question est de savoir pourquoi le reste du monde fait semblant de ne pas le voir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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