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PORTRAIT : Syrskyi, le fils de Russie qui commande la guerre contre Moscou
Crédit: Adobe Stock

Une enfance soviétique ordinaire

Novinki. Un village à deux cents kilomètres de Moscou. Le père, Stanislav Syrskyi, officier. La mère, Lioudmila. L’enfant grandit dans l’univers codifié de l’armée rouge : discipline, hiérarchie, obéissance. Ces leçons, il les portera toute sa vie — mais pas au service de l’État qui les lui a enseignées. Le jeune Syrskyi intègre l’École supérieure de commandement militaire de Moscou, la plus prestigieuse académie militaire soviétique. Diplômé avec mention en 1986. Le corps d’artillerie. L’Afghanistan. Le Tadjikistan. La Tchécoslovaquie. Partout où l’empire envoie ses fils, Syrskyi va.

Et pourtant. L’URSS s’effondre. Le jeune officier fait un choix que des millions d’autres ne feront pas : rester du côté ukrainien de la frontière. Les parents restent en Russie. Le frère aussi. La fracture géographique deviendra une fracture idéologique — puis une fracture humaine irréparable.


On parle souvent des frontières entre les nations. On parle rarement de celles qui traversent les familles. Quand les bombes russes ont commencé à tomber sur Kharkiv, c’est sa ville qu’elles frappaient — pas celle de ses parents.

La famille coupée en deux

Sa mère, octogénaire, publie des messages de soutien aux actions de l’armée russe — l’armée que son fils combat. Elle participe aux marches du Régiment immortel que Poutine a instrumentalisées. Le père partage ces convictions. Le fils commande l’armée ennemie. Et pourtant — en 2025, quand Syrskyi apprend la grave maladie de son père, il contacte ses parents. Il organise leur transfert médical à Moscou. Il paie le traitement. Le commandant en chef ukrainien finance les soins d’un colonel retraité de l’armée russe. Dans quel autre conflit trouve-t-on une telle scène ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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