Skip to content
TÉMOIGNAGE : Ils ont détruit un Iskander en Crimée — la voix de ceux qui frappent dans l’ombre
Crédit: Adobe Stock

Une machine de mort à cinq cents kilomètres de portée

Le 9K720 Iskander n’est pas un simple lance-roquettes. C’est le joyau de l’arsenal balistique tactique russe, un système de missiles opérationnel-tactique capable de frapper des cibles à cinq cents kilomètres avec une précision de quelques mètres. Chaque lanceur transporte deux missiles balistiques ou deux missiles de croisière. Chaque missile peut emporter une ogive conventionnelle de plusieurs centaines de kilogrammes — suffisante pour détruire un immeuble entier. Dans la doctrine russe, le système Iskander est également certifié pour l’emploi d’ogives nucléaires tactiques.

La Russie a utilisé ses Iskander de manière systématique contre l’Ukraine depuis le début de l’invasion à grande échelle. Ces missiles ont frappé des gares bondées de civils, des centres commerciaux, des immeubles résidentiels. Le massacre de Kramatorsk, la frappe sur le centre commercial de Kremenchuk — autant de tragédies dont le système Iskander porte la responsabilité directe. Chaque lanceur détruit est bien plus qu’une victoire tactique. C’est une promesse de vie.


Je pense à cette femme de Kramatorsk qui attendait un train pour évacuer ses enfants quand le missile Iskander a frappé la gare. Elle a survécu. Cinquante-sept autres personnes n’ont pas eu cette chance. Quand je regarde la vidéo de ce lanceur qui explose, c’est à elle que je pense. À toutes les gares qui ne seront pas frappées.

Pourquoi la destruction d’un Iskander reste un événement rare

Les forces armées russes savent que leurs lanceurs Iskander sont des cibles prioritaires. Ces systèmes sont constamment en mouvement, protégés par des systèmes de défense aérienne, camouflés, dispersés. Defence-UA le souligne explicitement : la destruction d’un lanceur Iskander est un événement relativement rare. Le précédent épisode notable remonte à septembre 2025, quand six véhicules d’une unité Iskander avaient été détruits. Ce qui rend la frappe du 14 mars encore plus remarquable, c’est qu’elle a aussi visé un hangar de stockage à Kourortne. Deux frappes coordonnées, deux sites, le même jour. Ce n’est pas de la chance. C’est de la maîtrise opérationnelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu