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RÉCIT : Quand la City de Londres faisait ses affaires sur le dos des esclaves du Brésil
Crédit: Adobe Stock


En 1840, sept ans après l’abolition britannique, la traite atlantique battait des records. Le marché s’était déplacé, pas dissous. Et les capitaux de la City suivaient le mouvement — discrets, efficaces, rentables.

Un empire esclavagiste florissant après 1833

Pour comprendre comment ce paradoxe a été possible, il faut saisir la géographie de l’esclavage atlantique au XIXe siècle. En 1840, sept ans après l’abolition britannique, plus d’Africains traversaient l’Atlantique en chaînes qu’avant la loi de 1833. Le marché n’avait pas disparu — il s’était simplement déplacé. Et des investisseurs britanniques se trouvaient parmi ceux qui en profitaient.

Le Brésil constituait le plus grand empire esclavagiste des Amériques : entre 1500 et 1888, près de 5 millions d’Africains furent déportés sur ses côtes, soit environ 40 % de l’ensemble de la traite transatlantique. L’esclavage y était non seulement légal mais structurellement nécessaire à l’économie du café, du sucre et de l’or. La Lei Áurea, qui abolit officiellement l’esclavage brésilien, ne fut signée qu’en mai 1888.

Une fenêtre légale que personne ne referma

Après 1833, rien dans la loi britannique n’interdisait formellement à un ressortissant du Royaume-Uni de posséder des esclaves dans un pays étranger où l’esclavage restait légal. C’était une lacune juridique béante, et des marchands, des banquiers, des mineurs britanniques s’y engouffrèrent. Ils possédaient des esclaves au Brésil, à Cuba, dans les États du Sud des États-Unis — en toute légalité selon le droit de leur propre nation.

Et pourtant, ces mêmes Britanniques rentraient à Londres en été, se promenaient dans les rues de Bath et d’Édimbourg, lisaient les journaux qui célébraient leur pays comme le champion mondial de l’abolition. La dissonance cognitive était totale. L’hypocrisie, systémique.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).

Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Sources

Sources primaires

La City de Londres fait face à son passé esclavagiste – Challenges

Sources secondaires

La City de Londres revisite son passé esclavagiste – Mediapart

[PDF] Par lo

Joe Mulhern, British Entanglement with Brazilian Slavery: Commerce, Credit and Complicity in Another Empire, c. 1822–1888, Anthem Press, février 2026. https://anthempress.com/british-entanglement-with-brazilian-slavery-hb

Joe Mulhern, After 1833: British Entanglement with Brazilian Slavery, thèse de doctorat, Université de Durham. http://etheses.dur.ac.uk/13071/

LSE Latin America and Caribbean Blog, « Human collateral: British banking’s long-neglected connection with slavery in Brazil », 1er juillet 2020. https://blogs.lse.ac.uk/latamcaribbean/2020/07/01/human-collateral-british-bankings-long-neglected-connection-with-slavery-in-brazil/

UCL Legacies of British Slavery, fiche London and Brazilian Bank. https://www.ucl.ac.uk/lbs/firm/view/-492935882

Hispanic American Historical Review (Duke University Press), « Business Imperialism and British Enterprise in Brazil: The St. John d’el Rey Mining Company, Limited, 1830–1960 ». https://read.dukeupress.edu/hahr/article/66/4/697/148257/Business-Imperialism-and-British-Enterprise-in

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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