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REPORTAGE : Détroit d’Ormuz — Pourquoi Macron a raison de dire non à Washington
Crédit: Adobe Stock

Un homme, une institution, une réputation

Bruno Tertrais n’est pas un commentateur de plateau télé qui jongle avec les grands mots pour meubler les blancs. C’est le directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique, l’un des think tanks les plus respectés de France en matière de défense et de géopolitique. Ses analyses sont lues dans les ministères, ses notes circulent dans les états-majors. Quand Tertrais parle de stratégie militaire, les gens qui comptent l’écoutent.

Le 19 mars 2026, dans une déclaration rapportée par Ukrinform, Tertrais a énoncé sa position sans ambages, sans les habituelles précautions rhétoriques des experts qui veulent ménager tout le monde : « La France a pris la bonne position. » Trois mots. Un verdict. Et derrière ce verdict, une argumentation solide que ce reportage va démêler fil par fil.

La bonne position, selon Tertrais, c’est le refus de participer à la mission américaine de réouverture du Détroit d’Ormuz. Non par lâcheté, non par anti-américanisme primaire, mais pour une raison précise : les États-Unis portent la responsabilité directe de la crise, et la France n’a pas à exécuter leur travail à leur place.

La logique du responsable qui paie

L’argument de fond est celui de la responsabilité causale. Si tu crées le problème, tu le résous. Ce n’est pas de la philosophie abstraite, c’est du droit international basique, c’est de la logique élémentaire. Les actions américaines dans la région — les frappes, les pressions, les décisions unilatérales qui ont contribué à l’escalade avec Téhéran — ont une part de responsabilité dans la situation actuelle.

Dans ce cadre, demander aux Européens de venir réparer les dégâts causés en partie par les choix de Washington, c’est non seulement abusif, c’est dangereux. Dangereux politiquement, parce que ça expose les alliés aux conséquences d’une politique qu’ils n’ont pas choisie. Dangereux militairement, parce que ça les fait entrer dans un théâtre d’opérations sans en contrôler les paramètres.

Et Tertrais de préciser que si les Européens rejoignaient la mission américaine, les États-Unis « voudraient contrôler tout ». Ce n’est pas une supposition paranoïaque. C’est l’observation froide d’un spécialiste qui a étudié des décennies d’interopérabilité militaire transatlantique. Quand les Américains mènent une opération, ils commandent. Quand ils commandent, les alliés suivent. Et les alliés qui suivent sont réduits à ce que Tertrais appelle des « forces auxiliaires ».


Des forces auxiliaires. L’expression claque comme un diagnostic impitoyable. Pas des alliés. Pas des partenaires. Des auxiliaires. Des supplétifs. Des sous-officiers dans un quartier général qu’ils n’ont pas construit et dont ils ne contrôlent pas l’agenda.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).

Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Sources

Sources primaires

Ukrinform — Macron right to snub US Hormuz mission, French defense expert says (19 mars 2026)

Fondation pour la Recherche Stratégique — analyses et publications de Bruno Tertrais

Sources secondaires

OTAN — Documentation sur les structures de commandement et l’interopérabilité des forces alliées

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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