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ANALYSE : La Russie veut escorter sa flotte fantôme avec des navires de guerre — et personne ne semble prêt à l’en empêcher
Crédit: Adobe Stock

L’ampleur industrielle de la flotte de l’ombre

La flotte fantôme russe n’est pas une poignée de pétroliers rouillés. Selon la KSE Institute (Kyiv School of Economics), elle compte désormais plus de 600 navires. Ces pétroliers transportent du pétrole brut russe et des produits raffinés à travers les mers du globe, contournant le plafond de prix de 60 dollars le baril imposé par la coalition du G7 en décembre 2022. Ils opèrent sous des pavillons de complaisanceGabon, Cameroun, Palaos, Îles Cook — avec des assurances douteuses ou inexistantes, gérés par des sociétés-écrans domiciliées dans des juridictions opaques.

Un désastre écologique en sursis permanent

Ces navires sont vieux. Beaucoup ont plus de 15 ans. Certains dépassent les 20 ans. Ils transportent des millions de barils de pétrole brut à travers des zones maritimes parmi les plus fréquentées du monde — le détroit danois, la Manche, le canal de Suez. En cas de marée noire, aucune assurance P&I (Protection and Indemnity) crédible ne couvrirait les dégâts. Les pays riverains de la Baltique seraient les premiers touchés, sans recours juridique clair contre des armateurs fantômes enregistrés dans des paradis fiscaux. La mer Baltique, semi-fermée, mettrait des décennies à s’en remettre.

Six cents bombes écologiques flottantes naviguent chaque jour dans les eaux européennes, et la réponse collective se résume à des communiqués. Le jour où l’une d’elles se brisera en deux au large de Gotland, personne ne pourra dire qu’on ne savait pas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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