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BILLET : 409 000 soldats de plus. Moscou ne prépare pas la paix. Moscou prépare la suite.
Crédit: Adobe Stock

2 391 770 : le nouveau plafond officiel

Le 4 mars 2026, Vladimir Poutine a signé un décret élargissant l’effectif réglementaire de l’armée régulière russe à 2 391 770 personnes. Sur ce total, 1 502 640 serviront comme militaires d’active — soit 2 640 de plus que dans le décret précédent de septembre 2024, qui fixait le plafond à 2 389 130. Ce n’est pas la première expansion depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. C’est la continuation d’une logique : chaque semestre, le plafond monte.

Ces décrets ne sont pas cosmétiques. Ils créent le cadre légal permettant de maintenir le flux de recrutement sans déclencher de mobilisation générale — le mot que le Kremlin refuse de prononcer parce qu’il sait qu’il provoquerait une crise politique intérieure. La Russie recrute par contrats, par primes, par pression régionale. Pas par conscription de masse. Pas encore.

L’évitement de la mobilisation : stratégie politique, pas militaire

Le choix de ne pas déclarer la mobilisation générale n’est pas dicté par la situation militaire. Il est dicté par la survie politique de Poutine. La mobilisation partielle de septembre 2022 avait provoqué un exode massif — des centaines de milliers de Russes avaient fui le pays. Recommencer serait un aveu d’échec. Alors on contourne. On augmente les primes d’engagement. On fait pression sur les gouverneurs régionaux pour qu’ils remplissent leurs quotas. On recrute dans les prisons, dans les régions les plus pauvres, parmi ceux qui n’ont pas les moyens de dire non.

Un décret présidentiel, c’est de l’encre sur du papier. Mais quand cette encre fixe à 2,4 millions le plafond d’une armée en guerre, chaque mot pèse le poids d’un cercueil. Poutine ne prépare pas la paix. Il légalise la prochaine vague de morts.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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