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COMMENTAIRE : La guerre en Iran a fait en une semaine ce que la Russie n’a pas réussi en trois ans
Crédit: Adobe Stock

Une remontée des prix que personne n’avait commandée

En janvier et février 2026, le pétrole Oural — le brut russe de référence — se négociait entre 53 et 59 dollars le baril. Les sanctions occidentales commençaient enfin à mordre. Les recettes pétrolières de Moscou avaient reculé. L’Ukraine et ses alliés avaient de bonnes raisons de croire que l’étau économique finissait par fonctionner.

Puis le 9 mars 2026, le brut Oural a touché 100,67 dollars le baril. 59% de hausse en deux semaines. Le Brent a dépassé 119 dollars. En quinze jours de mars, Moscou a empoché environ 372 millions d’euros par jour — soit 14% de plus que sa moyenne quotidienne de février. Au total, les deux premières semaines de guerre en Iran ont rapporté à la Russie environ 7,7 milliards d’euros. Deux semaines. Sans tirer un seul obus supplémentaire en Ukraine.

Washington scie la branche sur laquelle il était assis

Le 12 mars 2026, l’administration Trump a fait quelque chose que même les analystes les plus cyniques n’auraient pas osé prédire : elle a temporairement levé les sanctions sur les exportations de pétrole russe, officiellement pour calmer les marchés. Les exemptions couraient jusqu’au 11 avril. L’Inde — le plus grand acheteur de brut russe — a reçu l’autorisation de continuer ses achats au-delà des restrictions précédentes.

Et pourtant, même cette concession n’a pas suffi à faire baisser les prix de manière significative. Le brut est resté élevé. La Russie en a profité doublement : revenus gonflés par les prix, pression sanctions allégée par Washington lui-même. En février, les raffineurs indiens obtenaient le pétrole russe avec une décote de 28 dollars par rapport aux prix mondiaux. À la mi-mars, ce même pétrole se négociait avec une prime de 4 à 5 dollars au-dessus du marché. Poutine n’aurait pas pu rêver mieux.


Il faut laisser ce chiffre résonner : 7,7 milliards d’euros en deux semaines. Des mois de pression par les sanctions effacés en quelques jours. L’économie de guerre russe, qu’on croyait enfin sous pression réelle, a repris son souffle — sans même demander la permission.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).

Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Sources

Sources primaires

Russia spent three years trying to break Western support for Ukraine — then Iran did it in a week — Euromaidan Press, 7 mars 2026

We scored every way the Iran war hits Ukraine. Two gains, eight losses — Euromaidan Press, 13 mars 2026

Two weeks of someone else’s war earned Russia more than a month of someone else’s sanctions cost it — Euromaidan Press, 16 mars 2026

Zelenskyy says Iran war is delaying Ukraine peace talks and depleting missile stocks — Euromaidan Press, 18 mars 2026

Middle East or Ukraine: April is when allies must decide which matters more — Euromaidan Press, 19 mars 2026

Sources secondaires

Russia pocketing billions from two weeks of war in Iran, data shows — Euronews, 19 mars 2026

Amid Iran war, will Russia exploit Ukraine’s shortage of Patriot missiles? — Al Jazeera, 6 mars 2026

From Tehran to Donbas: What the Iran War Means for Russia and Ukraine — Foreign Policy Research Institute, mars 2026

Iran war risks delaying Ukraine peace talks, Zelensky says — Kyiv Independent, mars 2026

Starmer says ‘we can’t lose focus’ on Ukraine amid Iran war during Zelenskyy visit — Euronews, 17 mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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