L’axe Oleksandrivka — la mâchoire principale
Pour comprendre ce qui s’est passé dans le Dnipropetrovsk en ce début d’année, il faut d’abord comprendre la géographie. La région est une vaste étendue de steppes et de terres agricoles, traversée par des routes stratégiques qui mènent vers le sud, vers Zaporizhzhia, vers les lignes arrière du dispositif russe. C’est ici, dans ce couloir critique, que Moscou avait positionné des forces pour créer ce qu’on appelle dans le jargon militaire une zone tampon — un espace d’amortissement entre le territoire occupé et les contre-attaques ukrainiennes.
L’axe Oleksandrivka est devenu le théâtre principal. Depuis le 29 janvier 2026, les forces ukrainiennes ont avancé de 10 à 12 kilomètres en profondeur dans le territoire tenu par les Russes. En quelques semaines, les Forces d’assaut aérien ont restauré le contrôle de 285,6 km² sur cet axe seul — un chiffre que le commandement ukrainien a rendu public le 22 février 2026, avec une précision qui signale la confiance.
Les noms des localités libérées s’accumulent : neuf villages repris en une seule semaine, trois autres en cours de nettoyage, deux de plus en approche finale. Ce ne sont pas des abstractions cartographiques. Ce sont des maisons, des rues, des caves où des civils s’étaient terrés. Des clochers que les soldats ukrainiens ont vu se profiler à l’horizon et savoir que la direction était la bonne.
Chaque village repris porte un nom que personne hors d’Ukraine ne prononce, mais que chaque soldat qui y a marché n’oubliera jamais.
L’axe Huliaipole — le flanc qui prépare tout
Mais l’opération Oleksandrivka ne s’est pas construite seule. Elle a été précédée et accompagnée par un second mouvement, sur l’axe de Huliaipole, qui a commencé à créer des conditions de flanquement dès la fin de 2025. C’est l’une des leçons stratégiques de cette opération : on ne perce pas une ligne défensive de face. On l’affaiblit d’abord par les côtés. On l’oblige à s’étirer, à se diluer, à regarder dans plusieurs directions à la fois.
L’Institute for the Study of War (ISW) a analysé ces deux mouvements coordonnés et conclu qu’ils formaient un système cohérent : une opération à deux tenailles conçue non seulement pour reprendre du territoire, mais pour démolir les préparatifs russes d’une offensive de printemps. Ce n’est pas une contre-attaque improvisée. C’est une planification militaire de haut niveau.
Au total, les deux axes combinés ont permis de libérer plus de 400 km² depuis le début des opérations. Pour le général Oleksandr Komarenko, commandant ukrainien sur ce front, la conclusion est sans ambiguïté : le plan russe de créer une zone tampon dans le Dnipropetrovsk a largement échoué.
Le facteur Starlink : quand une restriction satellitaire change l'équilibre d'une bataille
L’arme secrète que personne n’attendait dans cette direction
Il y a un élément dans cette histoire qui mérite qu’on s’y arrête. Un élément technique, presque anodin dans sa formulation, mais dont les conséquences sur le terrain ont été considérables. Au début de février 2026, SpaceX a restreint l’accès des forces russes au réseau Starlink en Ukraine. Cette décision — dont les détails exacts restent opaques — a eu un effet immédiat et mesurable sur la capacité russe à opérer sur l’axe Oleksandrivka.
Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes ont été explicites sur ce point dans leurs communications officielles : la restriction Starlink a dégradé la conscience situationnelle russe et compliqué le commandement et le contrôle à la phase initiale des opérations. En clair, les Russes ne pouvaient plus communiquer aussi efficacement. Leurs drones de surveillance perdaient leur relais de données. Leurs officiers de terrain voyaient leurs tableaux de situation se vider.
Cela n’a pas arrêté les Russes — ils ont continué à avancer dans d’autres secteurs, ils n’ont pas cessé leurs actions offensives. Mais sur l’axe Oleksandrivka spécifiquement, cette perturbation a créé une fenêtre d’opportunité que les Ukrainiens ont exploitée avec une rapidité remarquable. La technologie, dans cette guerre, n’est pas un avantage permanent. C’est une variable. Et celui qui sait lire les variables gagne des batailles.
Un satellite qu’on coupe. Une fenêtre qui s’ouvre. Et dans cette fenêtre, des soldats qui avancent dans la neige en comptant leurs pas.
Drones contre drones, la guerre des yeux invisibles
La guerre en Ukraine est depuis longtemps une guerre de drones. Les drones Mavic russes sont devenus omniprésents sur les lignes de front — des appareils commerciaux reconvertis en outils de reconnaissance qui permettent à n’importe quel sergent de voir ce qui se passe à trois kilomètres de sa position. Détruire ces opérateurs en priorité, c’est donc aveugler l’adversaire avec une efficacité redoutable.
C’est exactement ce qu’ont fait les unités ukrainiennes lors de la phase initiale de l’opération Oleksandrivka. En pénétrant dans l’arrière russe sous la couverture météorologique, en ciblant d’abord les équipes de reconnaissance et les opérateurs de drones, les Ukrainiens ont créé un vide informationnel dans le dispositif russe. Un vide dans lequel ils se sont engouffrés avant que Moscou ne comprenne ce qui se passait.
L’Ukraine, de son côté, a massivement augmenté sa propre production de drones. Zelensky lui-même a mentionné que les solutions technologiques et l’augmentation de la production de drones ukrainiens ont permis de compenser les lacunes en personnel. Dans une guerre où chaque soldat compte, où les pertes russes atteignent des chiffres astronomiques, ce rééquilibrage technologique n’est pas anecdotique — il est structurant.
La zone tampon de Poutine : un plan qui s'effondre sous les yeux du Kremlin
Ce que Moscou voulait construire dans le Dnipropetrovsk
Pour comprendre l’ampleur de la défaite stratégique russe, il faut d’abord comprendre ce que Moscou cherchait à accomplir dans le Dnipropetrovsk. Le discours officiel russe n’a jamais été mystérieux sur ce point : le Kremlin a répété à plusieurs reprises la nécessité d’établir une zone tampon — un couloir sécurisé entre le territoire russe et les capacités offensives ukrainiennes. Une bande de territoire qui servirait à la fois d’espace d’amortissement et de base de projection pour de futures opérations.
Le général Komarenko a confirmé cette lecture dans ses déclarations publiques : les forces russes avaient avancé dans la région précisément dans le but de créer cette zone tampon, comme Moscou le réclamait depuis des mois. L’objectif final, selon les analyses disponibles, était de constituer un point d’appui pour continuer les opérations offensives vers les régions de Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia.
Et pourtant, ce plan est aujourd’hui en ruines. Non pas parce que l’Ukraine a déployé des ressources écrasantes. Mais parce qu’elle a agi plus vite, plus intelligemment, et au bon moment.
Le Kremlin voulait une zone tampon. Il a eu une zone de défaite.
Presque toute la région libérée : les chiffres qui racontent une humiliation
Les chiffres sont éloquents. Selon le commandant Komarenko, presque l’intégralité du territoire occupé de la région de Dnipropetrovsk a été libérée. Il reste seulement trois petites localités à finaliser et deux de plus à nettoyer. C’est une quasi-complétude que personne n’aurait prédite en janvier.
L’État-Major général ukrainien a officiellement annoncé la libération de presque l’ensemble de la région le 10 mars 2026. Cette annonce, sobre dans sa formulation, a une résonance considérable pour quiconque suit ce conflit depuis ses débuts : c’est la première fois depuis l’offensive de 2023 que l’Ukraine récupère du territoire à cette échelle et à cette vitesse.
Au niveau national, le président Zelensky a déclaré le 3 mars 2026 que les forces ukrainiennes avaient récupéré 460 km² depuis le début de l’année — soit environ 10% de ce que Kyiv avait perdu en 2025. Ce n’est pas une victoire totale. C’est un tournant. Et les tournants, dans cette guerre, sont rares et précieux.
6 537 soldats russes mis hors combat : le coût humain de la défaite
Les pertes russes sur l’axe Oleksandrivka
Depuis le 29 janvier 2026, date du lancement de l’opération, les pertes russes sur l’axe Oleksandrivka ont été documentées avec une précision inhabituelle. Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes font état de 6 537 personnels russes mis hors combat, dont 4 355 pertes irréversibles. Quinze soldats russes ont été faits prisonniers. Ce sont des chiffres que le commandement ukrainien publie et que les chroniqueurs citent avec la prudence qui s’impose — tout en notant que même s’ils sont surestimés, leur ordre de grandeur suggère des pertes massives.
Sur le plan matériel, 419 pièces d’armes et d’équipement ont été détruites, dont sept chars et 14 véhicules de combat blindés. Ces chiffres ne représentent qu’une fraction des pertes totales russes — mais ils illustrent la capacité ukrainienne à frapper efficacement les équipements lourds tout en avançant.
À l’échelle nationale, les chiffres sont vertigineux. Zelensky a indiqué que la Russie mobilisait entre 40 000 et 43 000 hommes chaque mois, mais en perdait jusqu’à 45 000 toutes les quatre semaines — entre désertions, pertes au combat et efficacité des technologies de drones ukrainiennes. Un déficit mensuel. Une saignée que même la démographie russe ne peut absorber indéfiniment.
Quarante-cinq mille hommes perdus en un mois. Quarante-trois mille recrutés. La Russie court après ses propres morts.
Le moment historique : plus de terrain repris que perdu depuis 2023
Il y a une statistique dans cette histoire qui mérite d’être soulignée avec toute la force qu’elle mérite : lors des deux dernières semaines de février 2026, l’Ukraine a libéré plus de territoire qu’elle n’en a perdu — pour la première fois depuis l’offensive de l’été 2023. Ce n’est pas un détail. C’est une rupture dans une tendance qui avait duré plus de deux ans.
L’ISW a été formel sur ce point : l’Ukraine a récupéré plus de terrain qu’elle n’en a cédé pour la première fois depuis 2023. En février, les forces russes n’ont capturé que 120 km² de territoire — alors que l’Ukraine en libérait 285,6 km² sur le seul axe Oleksandrivka. La balance penche de l’autre côté. Pas massivement, pas définitivement, mais concrètement.
Et pourtant, personne ne célèbre trop fort à Kyiv. Parce que tout le monde sait que le printemps approche. Et avec lui, la question de la prochaine offensive russe.
L'ISW tranche : l'offensive de printemps russe pourrait être compromise
Des réserves opérationnelles brûlées avant même le départ
C’est peut-être l’élément le plus stratégiquement significatif de toute cette opération. L’ISW a publié le 17 mars 2026 une analyse qui va au-delà des gains territoriaux : les contre-attaques ukrainiennes dans le Dnipropetrovsk brûlent les réserves opérationnelles russes — et l’offensive de printemps pourrait en être compromise.
Le mécanisme est classique mais implacable. Pour contrer les avancées ukrainiennes sur l’axe Oleksandrivka, Moscou a été contraint de redéployer des forces depuis d’autres secteurs du front — et probablement depuis ses réserves opérationnelles, ces unités fraîches qu’on tient en arrière pour alimenter une grande offensive. Ces forces, une fois engagées dans la défense, ne sont plus disponibles pour l’attaque. La logique militaire est d’une brutalité mathématique.
L’ISW note également que les forces russes sur l’axe Oleksandrivka ont basculé de l’offensive à la défense active. Ce n’est pas une retraite choisie — c’est une contrainte. Et cette contrainte, si elle persiste, oblige Moscou à établir une défense stable avant de pouvoir envisager de reprendre les positions perdues. Le temps joue contre l’attaquant.
Les réserves russes fondent en défense. Le printemps arrive, mais les troupes fraîches ne sont plus fraîches.
Un précédent depuis Koursk : l’Ukraine reprend plus qu’elle ne cède
Les analystes de l’ISW soulignent un autre précédent remarquable : pour la première fois depuis l’opération Koursk de 2024, l’Ukraine a repris en un mois plus de territoire que la Russie n’en a capturé. Ce parallèle avec Koursk n’est pas anodin. L’opération en territoire russe avait montré que les forces ukrainiennes étaient capables de surprise stratégique. L’opération Oleksandrivka montre qu’elles sont aussi capables de capitaliser sur les faiblesses adverses.
Selon l’analyse de New Voice of Ukraine du 14 mars 2026, la contre-offensive ukrainienne dans le sud perturbe la campagne 2026 de la Russie. Les succès récents obligent les forces russes à constituer une défense stable avant de tenter de reprendre les positions perdues — ce qui retarde et complique toute planification offensive à grande échelle.
Ce n’est pas la fin de la guerre. Ce n’est pas même la fin d’une phase. Mais c’est une perturbation profonde du calendrier russe, et les perturbations de calendrier, dans la planification militaire, ont des conséquences qui se mesurent en vies.
Sur le terrain : ce que vivent les soldats qui avancent dans le Dnipropetrovsk
L’assaut aérien ukrainien — des hommes formés pour l’impossible
Derrière les chiffres et les analyses stratégiques, il y a des hommes. Des soldats des Forces d’assaut aérien ukrainiennes — des parachutistes, des sapeurs, des unités d’assaut — qui avancent dans des paysages dévastés, par moins dix, en sachant que chaque bâtiment peut cacher une embuscade et que chaque chemin peut être miné. Ce sont ces hommes qui ont libéré les neuf villages en une semaine. Ce sont eux qui ont nettoyé les positions russes l’une après l’autre.
Les unités mécanisées en défense sur ce secteur ont joué un rôle complémentaire : tenir les flancs pendant que les unités d’assaut avançaient, absorber les contre-attaques russes, protéger les gains. C’est une coordination interarmes que l’armée ukrainienne a appris à exécuter dans la douleur, au fil de quatre années de guerre.
Le communiqué des Forces d’assaut aérien du 22 février 2026 parle de frappes de précision et à grande échelle détruisant le personnel, les armes, l’équipement militaire et spécialisé des forces russes. C’est la langue des rapports officiels. Mais derrière cette langue, il y a des pilotes de drones qui fixent leurs écrans pendant des heures, des tireurs d’élite qui attendent dans le froid, des sapeurs qui progressent centimètre par centimètre en cherchant les mines avec leurs mains.
Avancer dans le Dnipropetrovsk en hiver, c’est apprendre à lire le silence — parce que le silence peut cacher un champ de mines ou une unité ennemie.
Villages libérés, civils retrouvés
Quand les soldats ukrainiens entrent dans un village repris, ils trouvent parfois des caves. Dans ces caves, des personnes âgées qui n’ont pas pu ou pas voulu partir. Des semaines, parfois des mois, sous occupation russe. Des mains qui tremblent. Des yeux qui cherchent à comprendre si c’est vrai, si c’est vraiment fini, si les soldats qui entrent portent bien les couleurs ukrainiennes.
Le nettoyage d’un village ne dure pas une heure. Il faut sécuriser chaque rue, chaque bâtiment, chaque sous-sol. Il faut chercher les soldats russes isolés, les mines laissées en partant, les pièges. Il faut également documenter — prendre note des destructions, recenser les civils, établir la chaîne de commandement pour les secours. Trois des localités libérées étaient encore en cours de nettoyage au moment où les rapports ont été publiés. Ce travail lent, invisible, est aussi important que la percée initiale.
L’État-Major ukrainien a précisé que presque tout le territoire de la région de Dnipropetrovsk avait été libéré, avec seulement trois petites localités restant à finaliser. Trois noms sur une carte. Trois communautés qui attendent encore.
L’interview à Corriere della Sera — un signal diplomatique autant que militaire
Le 3 mars 2026, le président Volodymyr Zelensky accorde une interview au quotidien italien Corriere della Sera. Il y annonce un chiffre : 460 km² récupérés depuis le début de 2026. Ce chiffre dépasse les 400 km² documentés sur l’axe Dnipropetrovsk seul — il inclut les gains sur d’autres secteurs du front.
Le choix du média n’est pas anodin. Zelensky parle à l’Europe, à des partenaires qui parfois doutent, qui parfois hésitent. Il leur dit : nous avançons. Pas spectaculairement. Pas à la vitesse d’une guerre-éclair. Mais concrètement, méticuleusement, en récupérant ce qui a été pris. 460 km², soit environ 10% de ce que l’Ukraine avait perdu en 2025 — c’est une statistique qui invite autant à la modestie qu’à la fierté.
Mais Zelensky sait aussi que les chiffres ne suffisent pas. Il sait que le monde regarde, que les négociations se préparent, que chaque kilomètre carré reconquis est un argument dans les discussions qui viendront — sur le cessez-le-feu, sur les frontières, sur les termes d’une paix encore hypothétique.
460 km² à la Une d’un journal italien. Un président qui dit : nous sommes là, nous tenons, et nous avançons.
La Russie perd plus qu’elle ne gagne : le retournement statistique
En février 2026, la Russie a capturé un peu plus de 120 km² de territoire. L’Ukraine en a libéré 285,6 km² sur le seul axe Oleksandrivka. La soustraction est simple. Le sens est profond : pour la première fois depuis 2023, la balance territoriale penche du côté ukrainien.
Ce renversement n’est pas permanent. Il n’est pas même garanti pour mars ou avril. La guerre en Ukraine n’obéit pas aux lois des graphiques linéaires. Mais il envoie un signal puissant à Moscou : la tactique du grignотage systématique, de la pression constante sur toute la ligne de front, peut être contrée. Et dans certaines conditions — météo favorable, surprise tactique, perturbation satellitaire — elle peut même être inversée.
L’ISW conclut dans son analyse du 11 mars que les deux avancées ukrainiennes dans le Dnipropetrovsk ont à la fois expulsé les forces russes de la région et perturbé les préparatifs russes pour une offensive de printemps. Double objectif atteint. Double succès stratégique.
Al-Jazeera, Kyiv Post, New Voice : quand la presse mondiale prend acte du tournant
La couverture internationale — un signal de crédibilité
Il y a quelque chose de révélateur dans la façon dont la presse internationale a couvert ces événements. Al-Jazeera, le 11 mars 2026, titre sur « les premiers gains territoriaux ukrainiens depuis 2023 face aux difficultés de l’armée russe« . Le Kyiv Post parle d’une Ukraine qui « prend l’initiative » et d’un plan de zone tampon russe qui « s’effondre« . United24 Media documente minutieusement chaque étape, chaque village, chaque kilomètre.
Ce n’est pas de la propagande — même si chaque belligérant en produit. C’est la constatation par des médias aux audiences et aux lignes éditoriales très différentes d’un fait militaire objectif : l’Ukraine a réussi une opération significative dans le Dnipropetrovsk, et cette opération a des conséquences stratégiques qui dépassent la simple carte.
La couverture de New Voice of Ukraine est particulièrement instruite sur la façon dont cette offensive s’inscrit dans la dynamique plus large de la guerre : les succès récents de l’Ukraine ont perturbé les efforts russes pour préparer les conditions d’une offensive printemps-été 2026, et obligent Moscou à établir une ligne défensive stable avant de pouvoir envisager quoi que ce soit d’offensif.
Quand Al-Jazeera, le Kyiv Post et les analystes de Washington convergent sur le même constat, c’est que quelque chose de réel s’est passé sur cette steppe gelée.
La limite de l’enthousiasme : ce que ces chiffres ne disent pas
Le chroniqueur serait malhonnête s’il ne soulignait pas les limites de ces victoires. 460 km² représentent 10% de ce que l’Ukraine a perdu en 2025. Ce n’est pas l’inverse d’une défaite — c’est le début d’une reprise. La ligne de front s’étend sur des centaines de kilomètres. D’autres secteurs restent sous pression russe. D’autres villes, d’autres villages, attendent encore leur heure.
La Russie, malgré ses pertes massives, continue de mobiliser des dizaines de milliers d’hommes chaque mois. Son industrie de défense tourne à plein régime. Et même si son offensive de printemps a été perturbée, elle n’a pas été annulée. La question n’est pas « est-ce que la Russie va attaquer au printemps » — c’est « à quel point son attaque sera-t-elle dégradée par les événements du Dnipropetrovsk« .
Et pourtant — et c’est ici que le « et pourtant » prend tout son sens — ces quatre cents kilomètres carrés de steppe ukrainienne reconquise ne sont pas rien. Ils sont la preuve que l’initiative n’est pas définitivement du côté russe. Ils sont la preuve que la planification ukrainienne peut surprendre.
Les mécanismes de la victoire tactique : ce que l'Ukraine a fait que d'autres n'ont pas fait
Exploiter les failles au lieu de frapper les fortifications
L’une des leçons les plus importantes de l’opération Oleksandrivka, c’est que l’Ukraine n’a pas essayé de percer les fortifications russes les plus solides. Elle a cherché les failles. Elle a identifié les secteurs où la couverture de drones russes était vulnérable à la météo. Elle a frappé là où l’ennemi ne regardait pas, dans le brouillard, sous la neige, à l’heure où les systèmes de surveillance sont les moins efficaces.
C’est une doctrine qui tranche avec l’image souvent véhiculée d’une guerre de position, de tranchées, d’attrition pure. L’opération Oleksandrivka a été une guerre de mouvement, au moins dans ses premières phases. Rapide, déconcentrée, fondée sur la surprise. Les unités ukrainiennes n’ont pas attendu d’avoir la supériorité numérique. Elles ont créé la supériorité informelle en aveuglant d’abord l’adversaire.
L’ISW analyse cette approche comme une exploitation délibérée des faiblesses tactiques russes combinée à un objectif stratégique de perturbation de l’offensive de printemps. Ce n’est pas une improvisation heureuse. C’est une planification qui a intégré les leçons des deux dernières années de guerre.
On n’attaque pas un mur. On cherche la fissure. Et dans le Dnipropetrovsk, la fissure avait la forme d’un brouillard de janvier.
La synchronisation interarmes — paratroopers, mécanisés, drones
Ce qui frappe dans les comptes rendus disponibles sur l’opération, c’est le niveau de coordination entre les différentes branches des forces ukrainiennes. Les Forces d’assaut aérien — traditionnellement formées pour des opérations d’insertion rapide — ont travaillé en coordination avec les unités mécanisées qui tenaient la ligne défensive, et avec les équipes de drones qui fournissaient la reconnaissance et les frappes de précision.
Cette synchronisation interarmes est le fruit de quatre années d’apprentissage sous le feu. Les premières années de la guerre, les différentes branches ukrainiennes opéraient souvent de façon moins intégrée. Aujourd’hui, les comptes rendus suggèrent une coordination nettement plus fluide, une capacité à planifier des opérations combinées qui exigent que plusieurs unités arrivent au bon endroit au bon moment.
C’est cette coordination qui a permis de libérer neuf villages en une semaine tout en maintenant la pression sur l’ensemble du front. Ce n’est pas une prouesse de un seul homme — c’est le résultat d’un système qui fonctionne.
Ce que Moscou fait maintenant : de l'attaque à la défense active
La bascule stratégique sur l’axe Oleksandrivka
L’indicateur le plus clair de l’ampleur du revers russe sur l’axe Oleksandrivka n’est pas territorial — c’est comportemental. Les forces russes, qui étaient en mode offensif sur ce secteur, ont basculé en défense active. Ce changement de posture, documenté par l’ISW dans son rapport du 17 mars 2026, signifie que l’initiative locale appartient désormais à l’Ukraine.
La défense active n’est pas une retraite. C’est une position qui cherche à stabiliser la ligne, à absorber les coups, à préparer soit un retour offensif soit une consolidation. Mais pour y parvenir, Moscou a dû redéployer des forces depuis d’autres zones du front — vraisemblablement en prélevant dans les réserves opérationnelles prévues pour la grande offensive de printemps.
Ce prélévement sur les réserves est le cœur du problème stratégique russe. Une offensive réussie exige des forces fraîches, reposées, bien équipées et bien approvisionnées. Des forces qu’on a employées en urgence à boucher un trou dans le Dnipropetrovsk ne sont plus fraîches. Elles ont consommé leurs munitions, leur carburant, leur énergie physique et psychologique. L’ISW estime que les contre-attaques ukrainiennes pourraient compromettre la campagne offensive planifiée par Moscou pour le printemps-été 2026.
Les réserves russes destinées au grand assaut de printemps sont déjà au front, en train de défendre. Le calendrier du Kremlin se désarticule.
La réaction russe sur les autres secteurs
Pendant que le Dnipropetrovsk absorbait les succès ukrainiens, d’autres secteurs du front ont connu des dynamiques différentes. La Russie a continué ses opérations dans le Donbass et sur d’autres axes. Elle n’a pas cessé d’attaquer partout. Mais les analystes notent que le rythme et l’intensité de ces attaques sont affectés par la nécessité de redéployer des ressources vers le sud.
C’est la mécanique de la guerre totale : on ne peut pas être fort partout à la fois. Quand on renforce le Dnipropetrovsk, on affaiblit ailleurs. Quand on dépense ses réserves en défense d’urgence, on réduit sa capacité offensive future. Ce sont des contraintes physiques, logistiques, humaines, auxquelles aucune doctrine militaire ne peut totalement échapper.
Et pourtant — second « et pourtant » — personne à Kyiv ne sous-estime la capacité russe à absorber les coups et à revenir. La Russie a démontré tout au long de ce conflit une résilience logistique et une tolérance aux pertes que peu d’armées occidentales pourraient égaler. Le printemps n’est pas encore terminé.
La diplomatie à l'ombre des batailles : 400 km² comme levier de négociation
Chaque kilomètre carré est un argument
Dans toute guerre, les batailles militaires et les batailles diplomatiques se déroulent en parallèle. L’Ukraine le sait mieux que quiconque. Depuis que des discussions sur un éventuel cessez-le-feu circulent dans les capitales occidentales, chaque gain territorial ukrainien acquiert une valeur qui dépasse le stratégique — il devient politique.
460 km² récupérés en 2026, c’est Zelensky qui peut dire à ses interlocuteurs : les conditions sur le terrain évoluent, attendez avant de présenter des cartes figées. C’est l’Ukraine qui arrive à la table — si jamais elle s’y assoit — avec un bilan moins défavorable qu’il ne l’était en janvier. Ce n’est pas suffisant pour dicter des termes. Mais c’est suffisant pour refuser les termes les plus inacceptables.
Le général Komarenko a été clair dans ses déclarations publiques : l’objectif de l’opération était de perturber les plans russes de progression dans les régions de Dnipropetrovsk et Zaporizhzhia. Un objectif militaire. Mais qui a aussi des conséquences politiques directes sur la géographie de tout accord futur.
On ne négocie bien qu’en tenant du terrain. Et le terrain, l’Ukraine vient de prouver qu’elle sait le reprendre.
Le soutien occidental — toujours présent, jamais suffisant
Les succès ukrainiens dans le Dnipropetrovsk ont une autre dimension que les chroniqueurs occidentaux évitent parfois d’aborder franchement : ils ont été accomplis avec les ressources disponibles. Pas avec les ressources rêvées, les armes demandées depuis des mois, les promesses pas encore honorées. Avec ce qu’il y avait.
Cela pose une question inconfortable pour les chancelleries européennes et américaines : si l’Ukraine peut accomplir cela avec ses ressources actuelles, qu’accomplirait-elle avec un soutien plein et entier ? Et inversement : combien de temps peut-elle tenir si ce soutien se réduit ou se conditionne davantage ?
Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes ont opéré l’offensive Oleksandrivka avec leurs équipements propres, leurs doctrines développées en interne, leur intelligence du terrain forgée par des années de combat. L’Occident a fourni des pièces essentielles du puzzle. Mais c’est l’Ukraine qui a assemblé le puzzle.
Vers le printemps : ce que les prochaines semaines vont révéler
La course contre la météo et le temps
Les militaires ont un terme pour la période de dégel printanier : le Rasputitsa — la saison de la boue. Dans les plaines du Dnipropetrovsk et de l’est de l’Ukraine, le dégel transforme les routes en marécages et les champs en pièges à blindés. Les deux camps le savent. Les deux camps planifient en conséquence.
L’Ukraine a intérêt à consolider ses gains avant le dégel. À fortifier les positions reprises, à y installer de la logistique, à préparer les défenses pour absorber les contre-attaques russes inévitables. La Russie, de son côté, a intérêt à soit lancer sa grande offensive avant le Rasputitsa, soit attendre que le sol se ressèche assez pour faire circuler ses blindés.
Les prochaines semaines vont donc se jouer entre une Ukraine qui consolide et une Russie qui cherche à reconstituer ses réserves pour une offensive dont on ne sait plus très bien si elle sera au printemps ou à l’été. L’ISW note que les succès ukrainiens ont forcé les Russes à établir une défense stable avant de pouvoir tenter de reprendre les positions perdues — ce qui repousse le calendrier de tout retour offensif.
Le Rasputitsa est un égalisateur brutal : dans la boue, les plans les plus ambitieux deviennent de la gadoue.
Ce que l’Ukraine peut encore faire — et ce qui l’en empêche
Les succès du Dnipropetrovsk ont montré que l’armée ukrainienne est capable d’initiatives offensives significatives quand les conditions s’y prêtent. La question pour les prochains mois est de savoir si ces conditions peuvent être recréées — et où.
Les contraintes sont connues : manque de personnel, difficultés de mobilisation, dépendance aux livraisons d’armements occidentaux, pression constante sur l’ensemble de la ligne de front qui empêche toute concentration massive de forces. L’Ukraine ne peut pas choisir librement où elle attaque — elle doit aussi défendre.
Mais les atouts existent aussi : une industrie de drones qui monte en puissance, une armée qui accumule de l’expérience opérationnelle, des officiers formés dans les écoles militaires occidentales qui réintègrent les unités avec de nouvelles doctrines, et une capacité de renseignement qui s’est considérablement affinée depuis 2022.
L'humain derrière les cartes : portraits d'une offensive qui n'a pas de visage officiel
Les paratroopers ukrainiens — l’élite qui avance dans le blanc
Les Forces d’assaut aérien ukrainiennes — les paratroopers — occupent une place particulière dans l’imaginaire militaire de cette guerre. Formées pour des opérations d’insertion rapide, habituées à opérer loin de leurs lignes de soutien, ces unités ont été au cœur de l’offensive Oleksandrivka. Ce sont elles qui ont pénétré dans l’arrière russe, détruit les équipes de reconnaissance, forcé le passage.
Leurs visages ne sont pas dans les journaux. Leurs noms ne sont pas publiés. Ils opèrent dans l’anonymat que la guerre impose et que la sécurité opérationnelle exige. Mais leurs actions sont documentées dans les rapports officiels, dans les vidéos publiées avec soin par le commandement, dans les chiffres qui ne mentent pas : neuf villages libérés en une semaine, 285,6 km² récupérés sur l’axe principal.
Ce que ces hommes et femmes ont vécu dans les jours suivant le 29 janvier — le froid, le brouillard, la progression dans des territoires qu’ils ne connaissaient pas, la nécessité de faire confiance à leurs camarades et à leur entraînement quand les repères disparaissent — ne se résume pas en statistiques. Mais les statistiques en sont la trace.
On ne libère pas 285 km² en dormant. On le fait en avançant dans le noir, un pas après l’autre, en espérant que le prochain pas ne sera pas le dernier.
Les prisonniers russes et ce qu’ils racontent
Parmi les 6 537 pertes russes documentées depuis le début de l’opération, 15 soldats ont été faits prisonniers. C’est un chiffre modeste, mais chaque prisonnier représente une source d’information — sur le moral des troupes, sur l’état du ravitaillement, sur les ordres reçus.
Les témoignages de prisonniers russes, quand ils filtrent dans la presse, peignent souvent un tableau d’unités mal informées, mal approvisionnées, sommées de tenir des positions sans comprendre exactement pourquoi. Des jeunes hommes souvent recrutés sous pression, envoyés dans des secteurs qu’ils ne connaissent pas, dirigés par des officiers qui ne leur expliquent pas la situation globale. Ce n’est pas universel — il y a aussi des unités d’élite russes, bien entraînées et bien motivées. Mais le portrait général est celui d’une armée qui paye cher sa doctrine de la quantité sur la qualité.
Et pourtant — troisième et dernier « et pourtant » de cet article — cette armée a quand même conquis une grande partie du territoire ukrainien. Ses faiblesses sont réelles, mais ne doivent pas occulter ses capacités effectives. La lucidité exige de tenir les deux vérités en même temps.
Le sens de 400 km² : ce que cette steppe reconquise signifie pour la suite de la guerre
Une rupture dans la narrative de l’inévitabilité russe
Depuis des mois, peut-être depuis des années, une certaine narrative s’était imposée dans la couverture de cette guerre : la Russie avance lentement mais sûrement, et rien ne peut l’arrêter définitivement. Chaque kilomètre perdu par l’Ukraine alimentait cette impression d’inévitabilité. L’attrition semblait jouer en faveur de la puissance démographique et industrielle russe.
L’opération Oleksandrivka fissure cette narrative. Pas définitivement — une opération, aussi réussie soit-elle, ne change pas le cours d’une guerre de quatre ans. Mais elle démontre que l’inévitabilité n’est pas inscrite dans les faits. Que l’Ukraine peut surprendre. Que des forces numériquement inférieures peuvent, dans les bonnes conditions, retourner la situation.
L’ISW a résumé l’importance de cette opération en des termes stratégiques clairs : elle a à la fois expulsé les forces russes du Dnipropetrovsk et perturbé les préparatifs de l’offensive de printemps russe. Double objectif, double résultat. Dans la guerre d’usure, chaque perturbation compte. Chaque plan ennemi retardé est un gain.
Quatre cents kilomètres carrés de steppe ukrainienne. Pas grand-chose sur une carte du monde. Tout sur la carte de cette guerre.
Le signal vers Kyiv, vers Moscou, vers les alliés
Ce qui se joue dans le Dnipropetrovsk n’est pas seulement militaire. C’est un signal envoyé dans trois directions simultanément. Vers Kyiv : la résistance peut déboucher sur des gains concrets, le sacrifice continue d’avoir un sens. Vers Moscou : l’Ukraine n’est pas vaincue, ses forces restent capables d’initiative, toute planification offensive doit tenir compte de cette réalité. Vers les alliés occidentaux : l’Ukraine mérite encore le soutien qu’on lui a promis, ses armées savent en faire usage.
Ces trois messages voyagent à des vitesses différentes et sont reçus avec des résonances différentes. À Kyiv, ils arrivent dans un pays épuisé mais qui n’a pas renoncé. À Moscou, ils arrivent dans un appareil d’État qui sait minimiser les mauvaises nouvelles mais qui enregistre les réalités opérationnelles. Dans les capitales occidentales, ils arrivent dans des contextes politiques complexes où la fatigue de guerre est réelle et où les prochaines élections pèsent toujours dans la balance.
Mais le terrain, lui, ne ment pas. 400 km² de plus sous le drapeau ukrainien. Le plan russe de zone tampon en lambeaux. L’offensive de printemps russe compromise avant même de commencer. Ce sont des faits. Tout le reste est interprétation.
Conclusion
Ce que l’hiver 2026 aura enseigné
L’hiver 2026 dans le Dnipropetrovsk aura enseigné plusieurs choses. Que la météo peut être une arme. Que la restriction d’un accès satellite peut changer le cours d’une bataille locale. Que des unités bien entraînées, bien commandées, et suffisamment agiles pour exploiter une fenêtre d’opportunité peuvent accomplir en quelques semaines ce que semblait impossible depuis des mois.
Il aura aussi enseigné que les plans des grands empires ne sont pas invulnérables. Poutine voulait une zone tampon dans le Dnipropetrovsk. Ses forces avaient avancé, tenu, préparé ce que Moscou présentait comme une nécessité stratégique. Et en quelques semaines, les Forces d’assaut aérien ukrainiennes ont transformé ce plan en décombres.
Ce n’est pas la fin de la guerre. Ce n’est pas même la fin de cette phase. Mais c’est une page qui se tourne, une narrative qui se brise, un signal qui traverse les lignes dans les deux sens. L’Ukraine a repris 400 km². Elle a brisé la zone tampon. Elle a perturbé le printemps ennemi. Dans une guerre qui se mesure en mètres et en semaines, c’est considérable.
La steppe parle à ceux qui savent écouter
Il y a quelque chose de presque philosophique dans cette guerre de steppe. Des territoires que peu de gens auraient su nommer il y a quatre ans — Oleksandrivka, Huliaipole, Dnipropetrovsk — sont devenus les noms de batailles qui définiront l’histoire de l’Europe au XXIe siècle. Ces plaines immenses, ces hivers brutaux, ces noms de villages qui résonnent dans les rapports d’état-major — tout cela est réel, terriblement réel, pour les soldats qui y ont marché et les civils qui y ont attendu.
Le chroniqueur qui vous a guidé à travers ces faits, ces chiffres, ces trajectoires n’a pas été dans ces tranchées. Mais il a regardé les cartes, lu les rapports, suivi les trajectoires. Et ce qu’il voit, c’est une Ukraine qui refuse de disparaître. Qui reprend, mètre par mètre, kilomètre par kilomètre, ce qu’on lui a pris. Qui dit au monde, par ses actes et non par ses discours : nous sommes là, nous tenons, et nous avançons.
La steppe du Dnipropetrovsk parle. Il suffit d’être prêt à entendre ce qu’elle dit.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Euromaidan Press — Nearly all occupied areas of Dnipropetrovsk Oblast liberated — 10 mars 2026
Ukrainska Pravda — Ukrainian troops liberate 9 settlements on Oleksandrivka front — 2 mars 2026
Sources secondaires
New Voice of Ukraine — Ukraine reclaims 460 sq km in 2026, Zelenskyy says — 3 mars 2026
Hromadske — Ukraine retakes nearly all of Dnipropetrovsk Oblast in 2026 counteroffensive — mars 2026
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