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OPINION : Deux tiers de l’énergie ukrainienne anéantis, et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Le poumon électrique de Kyiv réduit en cendres

La centrale thermique de Trypilska, district d’Obukhiv, alimentait trois régions : Kyiv, Tcherkassy, Jytomyr. Ses 3 600 mégawatts couvraient 60 % de l’approvisionnement de ces territoires. En avril 2024, un missile russe l’a complètement détruite. Les ingénieurs ukrainiens l’ont reconstruite. En décembre 2025, elle a été frappée de nouveau. Reconstruire pour être bombardé. Réparer pour être détruit. C’est le cycle de Sisyphe énergétique. DTEK, le plus grand opérateur privé, a subi plus de 210 attaques sur ses installations. Coût de reconstruction estimé : 15 milliards de hryvnias.

Il y a quelque chose de profondément obscène dans cette mécanique. Réparer un générateur, c’est peindre une cible dessus. Les techniciens de DTEK le savent. Ils y vont quand même. Et nous, nous scrollons.

Centrenergo : l’extinction totale

En novembre 2025, toutes les centrales de Centrenergo ont été arrêtées après des frappes nocturnes. Pas une réduction de capacité. Pas un fonctionnement dégradé. Un arrêt complet. Le 27 décembre, trois des plus grandes centrales thermiques de Kyiv ont cessé de fonctionner simultanément. Dans une capitale de trois millions d’habitants, l’électricité n’est plus un service. C’est un luxe intermittent, distribué par tranches de quelques heures, quand les réparations d’urgence tiennent assez longtemps pour que les lignes chauffent.

La Banque mondiale, dans son évaluation de février 2026, a chiffré des besoins de reconstruction colossaux pour le secteur énergétique. Ce n’est pas seulement un problème d’ingénierie. C’est un problème de souveraineté. Un pays qui ne produit plus son électricité est un pays qui dépend de la bonne volonté de ses voisins pour survivre à l’hiver. Et la bonne volonté, en géopolitique, est la monnaie la plus volatile qui existe.

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).

Les données statistiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Banque mondiale, Fédération internationale de la Croix-Rouge.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.

Sources

Sources primaires

Nations Unies — Le chef des droits de l’homme condamne les frappes russes sur le réseau électrique ukrainien — Janvier 2026

Agence internationale de l’énergie (AIE) — Ukraine’s energy system under attack — 2025

Banque mondiale — Updated Ukraine Recovery and Reconstruction Needs Assessment — Février 2026

Fédération internationale de la Croix-Rouge (IFRC) — Large-scale power disruptions in and around Kyiv — 2026

Sources secondaires

Kyiv Independent — In largest missile attack of winter, Russia targets Ukraine’s power plants — 2026

Euromaidan Press — Ukraine’s real energy reckoning in March 2026 — Mars 2026

Al Jazeera — Ukraine scrambling for energy as Russian strikes hit infrastructure — Janvier 2026

CEPA — A Rebirth in Flame: Ukraine’s Beleaguered Energy System — 2026

Transatlantic Dialogue Center — Ukraine’s Wartime Energy: Destruction, Governance, and the European Pivot — Mars 2026

Washington Monthly — Putin’s Energy Blitzkrieg is Backfiring — Janvier 2026

Atlantic Council — Putin’s plan: Make Ukraine unlivable — 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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