Skip to content
ANALYSE : Trump lance la phase 2 de sa guerre commerciale — le monde entier dans le viseur
Crédit: Adobe Stock

Une liste qui ressemble à un annuaire du commerce mondial

Le 11 mars 2026, le représentant américain au Commerce Jamieson Greer annonce l’ouverture d’enquêtes Section 301 contre seize des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. La liste est vertigineuse : la Chine, l’Union européenne, le Mexique, le Japon, la Corée du Sud, Taiwan, l’Inde, le Vietnam, la Thaïlande, l’Indonésie, la Malaisie, le Cambodge, le Bangladesh, Singapour, la Suisse et la Norvège. C’est, en résumé, l’essentiel de l’économie mondiale mise en examen.

La charge retenue est celle d’une surcapacité industrielle structurelle : ces économies produiraient davantage de biens manufacturés que leur marché intérieur ne peut absorber, déversant leurs excédents sur le marché américain, écrasant les producteurs locaux, décourageant l’investissement industriel domestique. Le taux d’utilisation des capacités mondiales de fabrication oscillait entre 75 et 75,9 % en 2025 — sous le seuil de santé économique de 80 %. Le surplus chinois a atteint 1 200 milliards de dollars en 2025, record absolu.

Les chiffres qui ont déclenché l’enquête

Les données de déficit commercial brandies par Washington sont brutales. Le Vietnam affiche un excédent bilatéral avec les États-Unis de 178 milliards de dollars en 2025. Le Mexique : 197 milliards. L’Union européenne — portée principalement par l’Allemagne — : 147 milliards en 2024. Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Pour l’administration Trump, ce sont des preuves de pillage industriel, des évidences de pratiques déloyales qui justifient l’action unilatérale.

Greer a été cinglant dans sa déclaration officielle : « Les États-Unis ne sacrifieront plus leur base industrielle à des pays qui exportent chez nous leurs problèmes de surcapacité et de surproduction. » Il a ajouté attendre que l’enquête révèle une variété de pratiques commerciales déloyales — formulant ainsi d’avance ses conclusions. Et il a précisé vouloir que les résultats arrivent avant l’expiration du tarif Section 122, fixée au 24 juillet 2026.


Dix-six enquêtes. Soixante pour le travail forcé. Une audience en mai. Et derrière tout ça, une seule logique : reconstruire en dur ce que la Cour suprême a démoli.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu