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RÉCIT : Le renseignement ukrainien détruit un lanceur Bastion et des missiles Zircon en Crimée
Crédit: Adobe Stock

Le Zircon, fierté de la marine russe

Mais la destruction du lanceur Bastion n’était que la moitié de l’histoire. Ce que le GUR a pulvérisé cette nuit-là incluait aussi des missiles hypersoniques 3M22 Zircon. Le Zircon — que le président Vladimir Poutine avait personnellement présenté lors de son discours devant l’Assemblée fédérale en 2018 comme l’une des six armes invincibles de la Russie — vole à Mach 8. Huit fois la vitesse du son. Plus de 9 800 kilomètres par heure.

À cette vitesse, aucun système de défense antimissile actuellement déployé par l’OTAN ne peut l’intercepter avec certitude. Le Zircon était censé être le game changer, l’arme qui rendrait les groupes aéronavals américains vulnérables, qui forcerait les marines occidentales à repenser leur posture en Méditerranée et en Atlantique Nord. Le voir exploser au sol, dans un dépôt criméen, avant même d’avoir été chargé sur un navire, raconte une tout autre histoire que celle que le Kremlin voulait écrire.

Quand votre arme du futur brûle dans un entrepôt du présent, la propagande a du mal à suivre le rythme de la réalité.

Le coût stratégique d’un missile qui n’a jamais volé

Chaque missile Zircon coûte entre 15 et 20 millions de dollars selon les estimations des analystes de défense occidentaux. Mais son coût réel dépasse largement le financier. La chaîne de production du Zircon dépend de composants de haute précisionalliages résistants aux températures extrêmes, systèmes de guidage inertiel, électronique embarquée — dont l’approvisionnement est devenu un cauchemar logistique sous le régime des sanctions occidentales.

La Russie ne peut pas simplement remplacer ces missiles en quelques semaines. Chaque Zircon détruit au sol représente des mois de production perdus, des ressources industrielles dilapidées, et surtout un trou béant dans la capacité de projection navale russe. Les frégates de classe Admiral Gorshkov, conçues spécifiquement pour embarquer le Zircon, se retrouvent avec des silos verticaux vides — des navires de guerre réduits à des coquilles flottantes en attente de munitions qui ne viendront pas assez vite.

Encadré transparence

Cet article a été rédigé par Maxime Marquette, chroniqueur indépendant. Les informations présentées proviennent de sources ouvertesmédias spécialisés en défense, rapports d’analystes militaires, images satellites commerciales et déclarations officielles. Les éléments relatifs aux opérations du GUR reposent sur des sources ukrainiennes qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante dans leur intégralité. La Russie n’a pas confirmé les pertes décrites. Le chroniqueur s’efforce de croiser les informations disponibles et invite le lecteur à consulter plusieurs sources pour se forger sa propre opinion. Aucun lien d’intérêt ne lie l’auteur aux parties au conflit.

Sources

Sources primaires

Defence-UA — Couverture des opérations militaires ukrainiennes

Ukrinform — Agence de presse nationale ukrainienne

Royal United Services Institute (RUSI) — Analyses de défense et renseignement

Sources secondaires

Reuters — Couverture du conflit en Ukraine

Associated Press — Reportages sur la guerre en Ukraine

BBC News — Analyses et suivi du conflit ukrainien

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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