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TÉMOIGNAGE : Maternités et zones résidentielles frappées à Ivano-Frankivsk par des drones russes
Crédit: Adobe Stock

Ce que représente un hôpital de naissance en temps de guerre

Il faut comprendre ce qu’une maternité représente dans une ville en guerre. Ce n’est pas simplement un bâtiment médical. C’est un acte de foi collective. Chaque naissance qui s’y produit est une déclaration : nous continuons. Nous construisons. Nous refusons que la destruction ait le dernier mot. Les femmes qui choisissent d’accoucher dans un pays bombardé ne font pas un choix anodin. Elles font un choix d’une bravoure que la plupart d’entre nous ne mesurerons jamais pleinement.

Frapper une maternité, c’est frapper cette déclaration en plein cœur — et je pèse chaque mot de cette phrase.

Le droit international humanitaire est sans ambiguïté sur ce point. La Quatrième Convention de Genève de 1949 protège explicitement les hôpitaux civils et les établissements de soins. L’article 18 stipule qu’ils ne peuvent en aucun cas être l’objet d’attaques. Le Protocole additionnel I de 1977 renforce cette protection en interdisant les attaques indiscriminées contre les populations civiles. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale classe le ciblage délibéré d’hôpitaux parmi les crimes de guerre. Ces textes ne sont pas des suggestions. Ce sont des obligations contraignantes auxquelles la Fédération de Russie est juridiquement liée en tant que signataire des Conventions de Genève.

Le précédent de Marioupol qui hante encore

On se souvient de la maternité de Marioupol, frappée en mars 2022. Les images de cette femme enceinte évacuée sur un brancard à travers les décombres avaient fait le tour du monde. Moscou avait alors affirmé que le bâtiment servait de position militaire au bataillon Azov. Les enquêtes indépendantes menées par l’ONU et Amnesty International avaient démenti cette version. La femme photographiée, Mariana Vishegirskaya, avait survécu. Son bébé aussi. Mais une autre patiente, elle, n’avait pas eu cette chance.

À Ivano-Frankivsk, le schéma se répète. Et pourtant, chaque répétition devrait nous secouer avec la même intensité que la première fois. Parce que la normalisation de ce type de frappe est précisément ce que la Russie cherche à produire : un engourdissement moral collectif.

Encadré transparence

Cet article a été rédigé à partir de sources ouvertes et de témoignages relayés par des médias vérifiés. L’auteur n’était pas présent sur les lieux des frappes. Les bilans humains mentionnés sont provisoires et susceptibles d’évoluer. Les estimations de coûts des armements proviennent d’analyses publiées par des instituts de recherche reconnus. Les chiffres relatifs aux attaques contre les infrastructures de santé proviennent des bases de données de l’Organisation mondiale de la santé. Les données sur les sanctions et les chaînes d’approvisionnement sont issues de rapports de think tanks spécialisés en défense et sécurité. Aucune information classifiée n’a été utilisée dans la rédaction de ce texte.

Sources

Sources primaires

United24 Media — Couverture des frappes sur Ivano-Frankivsk

Cour pénale internationale — Situation en Ukraine

Organisation mondiale de la santé — Surveillance des attaques contre les soins de santé (SSA)

Sources secondaires

Reuters — Couverture du conflit en Ukraine

Associated Press — Russia-Ukraine War

BBC News — War in Ukraine

Bellingcat — Enquêtes en sources ouvertes sur le conflit

Amnesty International — Ukraine

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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