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ANALYSE : L’Arabie saoudite, alliée silencieuse d’une guerre qu’elle refuse de nommer
Crédit: Adobe Stock

Des centaines de frappes iraniennes depuis le début du conflit

Les chiffres donnent le vertige. Depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le territoire saoudien a essuyé des centaines d’attaques par missiles et drones iraniens. La plupart ont été interceptées par les systèmes de défense antimissile — américains pour beaucoup. Mais certaines ont franchi le bouclier. Des civils sont morts. Des installations pétrolières ont été touchées.

Et pourtant, Riyad maintient sa ligne : nous ne sommes pas partie au conflit. Notre territoire n’est pas une rampe de lancement. Notre espace aérien n’est pas un couloir de frappe. Cette position, partagée par la plupart des États du Golfe, dont le Bahreïn, relève d’un calcul froid : chaque geste d’alignement visible avec Washington attirerait davantage de feu iranien.

Quand votre maison brûle et que vous répétez aux voisins que vous n’êtes pas en guerre, c’est soit du déni, soit de la haute stratégie. Riyad parie sur la seconde option.

L’attaque du 26 mars, point de bascule invisible

La frappe iranienne qui a blessé douze militaires américains sur une base aérienne saoudienne aurait pu être un tournant diplomatique. Dans un autre contexte, un tel acte aurait provoqué des conférences de presse conjointes, des résolutions, des lignes rouges tracées en public. Ici, le silence. Riyad n’a même pas reconnu que l’attaque avait eu lieu sur son sol.

Washington a confirmé les blessures. Le New York Times a publié les détails. Mais le gouvernement saoudien, lui, a traité l’événement comme s’il appartenait à une autre dimension. Une dimension où les troupes américaines stationnées dans le royaume n’existent pas vraiment, où les frappes iraniennes ne touchent que des coordonnées GPS abstraites.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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