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CHRONIQUE : 3 000 drones en sept jours — le ciel ukrainien ne dort plus
Crédit: Adobe Stock

Ce que les chiffres ne racontent jamais

Un drone Shahed-136, c’est 50 kilogrammes d’explosifs propulsés à basse altitude, à une vitesse suffisante pour traverser des centaines de kilomètres avant de percuter sa cible. Multipliez par trois mille. Vous obtenez l’équivalent de 150 tonnes d’explosifs lâchées sur un seul pays en une seule semaine. Pas sur des positions militaires exclusivement. Sur des infrastructures critiques. Sur des quartiers résidentiels. Sur Kramatorsk, où trois personnes sont mortes et douze ont été blessées ce même week-end.

Les 1 450 bombes aériennes guidées représentent une autre catégorie de destruction. Les KAB-500, les KAB-1500 — des ogives de 500 à 1 500 kilogrammes — sont larguées depuis des bombardiers Su-34 qui restent à distance de sécurité, hors de portée des systèmes de défense ukrainiens au sol. Chacune de ces bombes peut raser un immeuble entier.

Quand on parle de chiffres, on oublie les visages. On oublie la fillette de treize ans de la région de Mykolaïv, morte à l’hôpital ce même week-end. Elle n’était pas un chiffre. Elle avait un prénom.

Une cadence qui dépasse les capacités de défense

Le problème fondamental est mathématique. Chaque missile intercepteur coûte entre 500 000 et 2 millions de dollars. Chaque drone Shahed coûte à la Russie entre 20 000 et 50 000 dollars. Le ratio est dévastateur. Pour chaque dollar russe investi dans l’attaque, l’Ukraine dépense entre dix et quarante dollars en défense. À ce rythme, même les arsenaux les plus fournis se vident.

Et pourtant, les défenses ukrainiennes interceptent. Elles interceptent avec une efficacité remarquable, souvent supérieure à 80 %. Mais 20 % de trois mille, cela fait six cents impacts. Six cents explosions qui touchent le sol ukrainien chaque semaine. Six cents raisons de ne pas dormir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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