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ÉDITORIAL : Bernie Sanders veut taxer les milliardaires — et l’Amérique retient son souffle
Crédit: Adobe Stock

Le club le plus fermé de la planète

938 personnes. C’est le nombre de milliardaires américains recensés. Moins d’un millième de la population. Leur fortune combinée dépasse les 5 000 milliards de dollars selon les estimations les plus prudentes. Pour mettre ce chiffre en perspective : c’est davantage que le PIB de l’Allemagne. Un pays entier tient dans moins de mille portefeuilles.

Sanders ne demande pas de confisquer cette richesse. Il demande 5 %. Cinq centimes par dollar de fortune. Un prélèvement que n’importe quel propriétaire immobilier américain connaît déjà sous la forme de la property tax — sauf que pour les milliardaires, la fortune n’est pas dans la brique, elle est dans les actions, les fonds spéculatifs, les holdings offshore, et elle échappe à presque tout.

Il y a quelque chose de vertigineux à constater que 938 individus possèdent plus que ce que 150 millions de familles pourraient espérer gagner en une vie entière de travail.

Une richesse qui ne ruisselle plus

Pendant des décennies, la théorie du ruissellement a servi de bouclier idéologique. Enrichissez les riches, disait-on, et la prospérité descendra naturellement. Les chiffres ont tranché le débat. L’écart entre les 1 % les plus riches et le reste de la population n’a cessé de se creuser depuis les années Reagan. La richesse ne ruisselle pas. Elle s’accumule. Elle se concentre. Elle se transmet.

Sanders pose une question simple, presque enfantine dans sa clarté : si ces fortunes ne profitent pas à la collectivité par le mécanisme du marché, pourquoi ne pas organiser cette redistribution par la fiscalité ? La réponse, évidemment, est politique. Et c’est là que tout se complique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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