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OPINION : Comment l’Ukraine peut retourner les élites russes contre le Kremlin dans les négociations de paix
Crédit: Adobe Stock

Poutine n’est pas seul — il dépend d’un réseau

L’erreur fondamentale que commettent la plupart des observateurs occidentaux est de traiter le pouvoir russe comme un bloc. Un homme. Une volonté. Un système verrouillé. C’est faux. Le régime Poutine repose sur un équilibre fragile entre plusieurs factions : les siloviki — les hommes des services de sécurité —, les oligarques liés aux matières premières, les technocrates qui gèrent l’économie, et les élites régionales qui maintiennent l’ordre loin de Moscou.

Ces groupes n’ont pas les mêmes intérêts. Ils n’ont pas les mêmes calculs. Et surtout, ils ne souffrent pas de la même manière sous les sanctions. Certains perdent des fortunes. D’autres, protégés par leur proximité avec le Kremlin, prospèrent dans l’économie de guerre. Cette asymétrie est exactement le levier que l’Ukraine et ses alliés devraient exploiter.

Un régime autoritaire n’est jamais aussi solide qu’il en a l’air. Il suffit de regarder l’épisode Prigojine pour comprendre que sous le vernis de l’unité, les rivalités sont féroces et les loyautés, conditionnelles.

L’épisode Wagner : la preuve que le système peut craquer

En juin 2023, Evgueni Prigojine et ses mercenaires de Wagner ont marché sur Moscou. Pendant quelques heures, le monde a vu ce que personne ne croyait possible : une rébellion armée contre Poutine, menée par l’un de ses propres créatures. La mutinerie a échoué. Prigojine est mort quelques semaines plus tard dans un accident d’avion dont personne ne croit au caractère accidentel. Mais le message était clair : le système a des failles.

Et ces failles ne se sont pas refermées. Elles se sont simplement enfoncées plus profondément, hors de vue, là où les caméras ne vont pas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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