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OPINION : Trump et les marchés — quand la spéculation sur les annonces présidentielles fait trembler la finance mondiale
Crédit: Adobe Stock

La mécanique de la volatilité orchestrée

Thierry Philipponnat le décrit avec la froideur d’un homme qui a passé des décennies dans les salles de marché. Le schéma est simple. Étape un : le président annonce des tarifs douaniers massifs sur les importations chinoises, européennes, canadiennes. Les marchés paniquent. Le S&P 500 chute. Des milliers de milliards de dollars de capitalisation s’évaporent. Les investisseurs vendent dans la peur.

Étape deux : quelques jours plus tard, le président annonce une pause. Un répit. Une exemption. Parfois un simple tweet suffisamment ambigu pour être interprété comme un assouplissement. Les marchés rebondissent. Violemment. Ceux qui ont acheté pendant la panique empochent des gains considérables en quelques heures. Étape trois : on recommence.

N’importe quel trader junior qui reproduirait ce schéma avec des informations privilégiées se retrouverait devant un juge en moins de six mois. Mais quand le signal vient de la Maison-Blanche, qui ose poser la question ?

Des chiffres qui donnent le vertige

Les données sont publiques. Vérifiables. Accablantes par leur ampleur. Entre février et mars 2026, les annonces et contre-annonces de tarifs douaniers ont provoqué des variations quotidiennes du Dow Jones dépassant parfois les 1 500 points. Le Nasdaq a connu des séances de +4% suivies de séances de -3%. La volatilité, mesurée par l’indice VIX, a atteint des niveaux qu’on n’avait pas vus depuis la pandémie de 2020. Chaque oscillation représente des transferts de richesse colossaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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