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ANALYSE : Chine-Iran — L’alliance de l’ombre qui défie l’Occident au bord du gouffre
Crédit: Adobe Stock

Un pipeline de survie à sens unique

Sans la Chine, le régime iranien serait asphyxié. Les sanctions occidentales ont coupé Téhéran de la quasi-totalité de ses clients traditionnels. Les acheteurs européens se sont retirés. Les pays asiatiques les plus disciplinés ont réduit leurs achats. Mais pas Pékin. Pékin a fait exactement l’inverse : elle a augmenté ses importations de brut iranien, absorbant aujourd’hui la quasi-totalité de la production exportable de l’Iran.

Pour les raffineries indépendantes chinoises — les fameuses « teapot refineries » — c’est une aubaine. Le pétrole iranien arrive à prix bradé, bien en dessous des cours mondiaux. Le régime des mollahs, acculé, n’a pas le luxe de négocier. Il vend ce qu’il peut, au prix qu’on veut bien lui accorder.

Il y a un mot pour désigner celui qui profite de la détresse d’un partenaire pour lui imposer ses conditions. Ce mot n’est pas « allié ». Et ce n’est certainement pas « médiateur ».

L’asymétrie qui dit tout

L’article de RFI le souligne avec justesse : cette relation est profondément asymétrique. L’Iran dépend de la Chine pour survivre. La Chine, elle, peut à tout moment se tourner vers la Russie, l’Arabie saoudite, l’Irak, ou d’autres producteurs. L’Iran n’a pas d’alternative. La Chine en a dix.

Ce déséquilibre confère à Pékin un pouvoir de vie et de mort économique sur Téhéran. Un pouvoir qu’elle n’utilise jamais pour freiner les ambitions déstabilisatrices du régime iranien. Jamais pour exiger la modération. Jamais pour conditionner ses achats à un comportement responsable.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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