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CHRONIQUE : 1 297 670 — Le compteur macabre que Moscou refuse de regarder
Crédit: Adobe Stock

Des vagues humaines dignes d’un autre siècle

Ce qui frappe d’abord, c’est la cadence. Les pertes russes n’ont pas diminué avec le temps. Elles ont augmenté. Les premiers mois de guerre affichaient des bilans déjà lourds — plusieurs centaines de soldats par jour. Mais en 2024 et 2025, les chiffres quotidiens ont régulièrement dépassé le millier. Certaines journées, plus de 1 500 pertes en vingt-quatre heures. En une seule journée.

La doctrine tactique russe n’a pratiquement pas évolué. On envoie des hommes. Encore. Toujours. Des vagues d’assaut contre des positions fortifiées, contre des lignes de défense ukrainiennes truffées de mines, de drones et de tireurs expérimentés. Le résultat est toujours le même : des corps qui s’empilent, des positions qui ne bougent pas ou presque.

Il faut une forme particulière de mépris pour ses propres soldats pour maintenir cette stratégie. Poutine l’a trouvée.

La chair à canon venue de partout sauf de Moscou

Les mobilisés viennent du Daghestan, de Bouriatie, de Touva, des confins les plus pauvres de la Fédération de Russie. Pas de Saint-Pétersbourg. Pas de Moscou. La géographie des pertes est un scandale en soi : ce sont les minorités ethniques, les populations les plus vulnérables, qui paient le prix le plus lourd de cette guerre impériale lancée depuis un bureau climatisé du Kremlin.

Les prisonniers recrutés par feu le groupe Wagner, puis par le ministère de la Défense russe, ont été envoyés en première ligne comme du bétail. Beaucoup n’ont pas survécu quarante-huit heures sur le front. Des hommes sans formation, sans équipement digne de ce nom, jetés contre des forces ukrainiennes aguerries par trois ans de guerre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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