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CHRONIQUE : BUCHA, LES MINISTRES EUROPÉENS ET LE POIDS DU SILENCE
Crédit: Adobe Stock

2.1. Qui sont-ils venus voir ?

Kaja Kallas, ministre estonienne des Affaires étrangères, et Johann Wadephul, vice-président du Bundestag allemand, posent devant un mémorial improvisé. Derrière eux, des croix en bois plantées à la hâte en 2022. Certaines portent encore des noms écrits au marqueur. D’autres, effacés par la pluie, ne sont plus que des bouts de bois anonymes. 457 corps ont été exhumés ici. Combien sont restés sans nom ?

2.2. Ce qu’ils ont dit (et ce qu’ils n’ont pas dit)

Dans leur déclaration commune, les ministres évoquent « l’indispensable élément d’une paix juste ». Des mots polis, mesurés. Comme si Bucha était un dossier à classer, et non une plaie ouverte. Ils parlent de tribunaux alors que les fosses communes sont encore tièdes. Personne ne mentionne les chiens errants qui fouillent les décombres, ni l’odeur de moisi qui colle aux murs des maisons éventrées. Personne ne décrit le silence des survivants, ce silence qui pèse plus lourd que toutes les condamnations internationales.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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