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CHRONIQUE : Strila, le drone ukrainien qui chasse les drones russes comme on écrase des moustiques
Crédit: Adobe Stock

La pluie de Shahed qui ne s’arrête jamais

Pour saisir l’ampleur du problème, il faut visualiser. 57 000 drones lancés depuis le début de l’invasion à grande échelle, cela représente en moyenne plus de 50 drones par nuit depuis des mois. Les Shahed-136, ces drones kamikazes de fabrication iranienne que la Russie rebaptise pudiquement Geran-2, arrivent par vagues. Pas un par un. Par essaims de dix, vingt, parfois cinquante. Ils volent bas, lentement, avec une logique de saturation : submerger les défenses anti-aériennes pour qu’au moins quelques-uns passent.

Et quelques-uns passent toujours. Chaque Shahed qui passe, c’est un cratère dans un quartier résidentiel de Kyiv, d’Odessa, de Kharkiv. C’est une famille réveillée par le souffle, ou qui ne se réveille pas du tout. Les systèmes de défense anti-aérienne occidentaux — Patriot, NASAMS, IRIS-T — fonctionnent. Mais un missile Patriot coûte entre deux et quatre millions de dollars. Un Shahed coûte entre 20 000 et 50 000 dollars. Tirer un missile à trois millions sur un drone à trente mille, c’est comme écraser une mouche avec un lingot d’or. Ça marche, mais on ne tiendra pas longtemps.

L’équation impossible que le Strila résout

C’est cette équation du coût asymétrique que le Strila vient briser. Un drone intercepteur coûte une fraction du prix d’un missile sol-air. Il est réutilisable dans certaines configurations. Il peut être produit en masse, avec des composants disponibles, par des entreprises agiles qui n’ont pas besoin de chaînes d’approvisionnement militaro-industrielles vieilles de quarante ans. Et surtout, il se déploie vite. Pas besoin d’un système radar géant. Pas besoin de six mois de formation. Un opérateur, un écran, une carte, et la cible qui apparaît sur le radar.

Max, cofondateur de Wiy Drones, l’explique avec la clarté de quelqu’un qui n’a pas le luxe du jargon : une image filmée par le drone sur un écran, une carte de navigation, et les cibles entrantes affichées en temps réel. C’est tout. Cette simplicité n’est pas un compromis. C’est une doctrine. Plus c’est simple, plus c’est rapide à déployer, plus il y a d’opérateurs formés, plus il y a de Shahed abattus avant qu’ils n’atteignent un immeuble de six étages où dorment des enfants.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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