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ÉDITORIAL : Zelensky dit que l’Ukraine est « bien plus forte » — et il a raison de forcer le tempo
Crédit: Adobe Stock

Pas d’impasse, dit Zelensky — un report

Le choix des mots est chirurgical. Zelensky ne parle pas d’échec. Il ne parle pas de blocage. Il parle de report. « Je ne pense pas que nous soyons dans une impasse », a-t-il déclaré face au Kyiv Independent. La nuance est capitale. Un report suppose une reprise. Une impasse suppose un mur.

En refusant le vocabulaire du désespoir, le président ukrainien maintient la pression sur Washington et Moscou. Il dit en substance : nous sommes prêts, vous ne l’êtes pas. La responsabilité du retard ne repose pas sur Kyiv. Elle repose sur ceux qui détournent le regard.

Il y a une intelligence stratégique redoutable dans le fait de se présenter comme le partenaire disponible quand les deux autres joueurs ont quitté la table.

La force du cadrage

Zelensky cadre le récit avant que d’autres ne le fassent à sa place. En affirmant que l’Ukraine est « bien plus forte », il envoie un signal double : aux alliés occidentaux, pour leur rappeler que leur soutien produit des résultats concrets ; à Moscou, pour lui signifier que le temps ne joue pas nécessairement en faveur du Kremlin.

Ce n’est pas de la bravade. Les frappes de drones sur le terminal de Oust-Louga, l’interdiction russe d’exporter de l’essence, la machine de guerre ukrainienne des drones — tout cela corrobore ses propos. L’Ukraine n’est pas un pays qui attend passivement qu’on décide de son sort.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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