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ANALYSE : 970 soldats russes perdus en 24 heures. Ce que dit vraiment ce chiffre vertigineux.
Crédit: Adobe Stock

11 826 chars : la fin de la suprématie blindée russe

Au-delà des pertes humaines, le bilan en équipements est tout aussi éloquent. 11 826 chars détruits depuis le 24 février 2022. La Russie avait l’une des premières flottes de chars au monde en 2022 — des T-72, des T-80, des T-90, symboles de la puissance blindée soviétique héritée. Ces flottes fondent, remplacées en partie par des blindés vieux de plusieurs décennies sortis des dépôts de stockage. Des musées militaires vidés pour alimenter un front qui dévore le métal comme il dévore les hommes.

Les forces ukrainiennes, armées de systèmes antichar occidentaux — Javelin, NLAW, ATGM de conception diverse — ont transformé le char en cible vulnérable sur le champ de bataille moderne. La guerre en Ukraine a peut-être définitivement redéfini le rôle du char lourd dans les conflits contemporains. Un bilan stratégique qui intéresse tous les états-majors du monde. La doctrine blindée développée pendant la Guerre Froide s’effondre dans les champs de l’est de l’Ukraine, char après char.


11 826 chars. L’OTAN entier n’en possède pas autant. Et la Russie les a perdus en quatre ans de guerre. Cette donnée seule devrait remodeler toutes les doctrines militaires de la prochaine décennie.

24 324 véhicules blindés et 39 110 systèmes d’artillerie

24 324 véhicules blindés de combat détruits. 39 110 systèmes d’artillerie mis hors service. Ces chiffres dépassent les inventaires déclarés de la Russie au début de la guerre par de nombreux analystes. Ils impliquent soit une sous-estimation initiale des stocks russes, soit une production de guerre accélérée pour compenser les pertes, soit les deux. La Russie cachait ses stocks réels à ses propres alliés — et peut-être à elle-même.

La Russie a effectivement mis en place une économie de guerre à grande échelle depuis 2022, en consacrant une part croissante de son PIB à la production d’armements. Des usines tournent 24h/24. Des contrats gouvernementaux forcés. Des travailleurs réquisitionnés. L’économie russe est devenue une machine à produire les matériaux de sa propre guerre. Une économie de guerre qui appauvrit la population russe pour maintenir une agression que cette population ne peut pas ouvertement remettre en question.


Et pourtant même cette économie de guerre ne suffit pas à remplacer les pertes aussi vite qu’elles s’accumulent. La Russie perd plus vite qu’elle ne produit dans certaines catégories d’équipements. C’est un fait stratégique capital.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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