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ANALYSE : Bruxelles serre l’étau sur Kyiv — quatre milliards bloqués, onze réformes en retard
Crédit: Adobe Stock

La guerre comme explication partielle

Le gouvernement ukrainien avance une raison compréhensible : gouverner en temps de guerre n’est pas gouverner en temps de paix. Légiférer sur des réformes structurelles complexes — justice, lutte anticorruption, gouvernance économique — quand des missiles tombent sur les villes et que l’armée réclame des ressources immédiates est une réalité politique difficile. La Rada, le Parlement ukrainien, fonctionne dans des conditions extraordinaires. Des sessions d’urgence remplacent les calendriers législatifs ordinaires. Les priorités de guerre l’emportent souvent sur les calendriers de réforme.

Cette explication est réelle. Elle ne suffit pas à tout expliquer. Plusieurs des réformes manquées concernent des domaines directement liés à la corruption et à la gouvernance — des domaines où la résistance des élites ukrainiennes est structurelle, pas conjoncturelle.

La résistance des oligarques et des réseaux d’influence

L’Ukraine porte depuis des décennies le poids de réseaux d’influence qui résistent aux réformes de fond. Certains milieux d’affaires proches du pouvoir ont intérêt à préserver des structures judiciaires et économiques opaques. La lutte anticorruption, exigée par Bruxelles comme condition centrale, menace directement ces intérêts. Le Bureau national anticorruption ukrainien (NABU) et le Parquet spécialisé anticorruption (SAP) ont fait des progrès réels — mais ils restent insuffisants aux yeux de la Commission européenne.


Et pourtant, l’Ukraine est candidate à l’adhésion européenne. On ne peut pas vouloir rejoindre un club et refuser d’en respecter les règles d’entrée. C’est une contradiction que Kyiv devra résoudre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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