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ANALYSE : La Russie n’a aucune voie vers la victoire inévitable en Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Une progression géométrique des pertes

Le tableau des pertes russes que Johnson présente est éloquent. Il y a un an, la Russie perdait 14 000 soldats par mois. Au milieu de l’année 2025, ce chiffre atteignait 35 000. En début 2026, il a atteint 40 000. Une multiplication par presque trois en un an, pour des gains territoriaux qui restent marginaux.

Tripler les pertes en un an sans tripler les gains — c’est le rendement décroissant de la brutalité. Plus on force, plus on paie. Et moins on obtient en retour.

Cette courbe ascendante des pertes est l’inverse de ce qu’une armée victorieuse produirait. Une armée qui progresse efficacement réduit ses pertes ou les maintient stables tout en augmentant ses gains. L’armée russe fait l’inverse : ses pertes augmentent pendant que ses gains restent marginaux.

L’économie russe sous perfusion militaire

La guerre coûte à la Russie bien plus que des vies. Johnson documente l’état économique : la TVA portée à 22%, les réserves d’or en cours de liquidation, un secteur technologique en effondrement, et une dépendance croissante envers la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et l’Inde pour les besoins industriels de base. Ce n’est pas l’économie d’un pays qui gagne. C’est l’économie d’un pays qui survit à sa propre guerre.

La TVA à 22% est particulièrement révélatrice. C’est une taxe à la consommation qui frappe directement les classes moyennes et modestes — les mêmes qui fournissent l’essentiel des recrues militaires. En les appauvrant fiscalement pour financer la guerre, le Kremlin creuse le fossé entre ses promesses et la réalité vécue par sa population.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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