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ANALYSE : Le T-90M disparu — pourquoi l’élite blindée de Russie a fui le front
Crédit: Adobe Stock

40 obus dans un manège de mort

Le T-90M souffre d’un défaut de conception hérité de l’école soviétique de construction blindée : ses munitions sont stockées dans un carrousel automatique situé à la base de la tourelle. Quarante obus. Dans un espace réduit. Sans compartimentage balistique entre l’équipage et les munitions.

Comme l’a formulé un analyste militaire : « Tout impact réussi enflamme rapidement les munitions, provoquant une explosion massive, et la tourelle est littéralement soufflée. » C’est ce que les soldats ukrainiens appellent le « jack-in-the-box » — la tourelle qui s’envole comme un couvercle de boîte à ressort. Des images de tourelles projetées à 20, 30, parfois 50 mètres du char ont circulé sur les réseaux sociaux depuis 2022, devenant l’image-symbole de la vulnérabilité des blindés russes.

Le contraste avec les chars occidentaux

Les chars occidentaux modernes — Abrams M1A2, Leopard 2A7, Challenger 2 — ont tous résolu ce problème par le compartimentage : les munitions sont stockées dans un compartiment séparé, avec des panneaux de décharge vers l’extérieur. En cas d’explosion des munitions, la surpression s’échappe vers l’extérieur plutôt que vers l’équipage. Les blindés peuvent être détruits — mais les équipages survivent plus souvent.

La Russie a reconnu ce problème. Les concepteurs du T-14 Armata — le char « nouvelle génération » annoncé en fanfare en 2015 — ont adopté une configuration différente avec un équipage isolé dans une capsule blindée. Mais le T-14 n’existe qu’en petite série. Seuls quelques dizaines d’exemplaires auraient été produits, dont très peu ont vu le combat en Ukraine. La solution existe sur le papier — elle n’est pas au front.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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