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ANALYSE : Zelensky sidéré — pourquoi la logique du « Donbas contre paix » ne tient pas
Crédit: Adobe Stock

Le Donbas comme prétexte, pas comme objectif

Pour comprendre pourquoi Zelensky est « surpris », il faut rappeler l’histoire récente. En février 2022, quand la Russie a lancé son invasion à grande échelle, l’objectif déclaré initial n’était pas le Donbas. C’était la « dénazification » et la « démilitarisation » de l’Ukraine entière. Des colonnes blindées convergeaient vers Kyiv. Des plans de gouvernement de remplacement avaient été préparés à Moscou. Le Kremlin envisageait la capitulation de l’Ukraine en quelques jours.

Ce n’est que face à l’échec de l’offensive sur Kyiv, repoussée par la résistance ukrainienne en mars 2022, que la Russie a recentré ses objectifs officiels sur le Donbas. Ce recentrage n’était pas une révélation d’un objectif réel — c’était une adaptation rhétorique à l’échec militaire. Un agresseur qui réduit ses objectifs après un revers n’a pas changé d’intention — il a changé de communication.

Marioupol, Kherson, Zaporijjia : les territoires qui ne sont pas le Donbas

La Russie a formellement annexé quatre régions ukrainiennes en septembre 2022 : Donetsk, Luhansk (le Donbas proprement dit), mais aussi Kherson et Zaporijjia — deux régions qui ne font pas partie du Donbas historique. Cette annexion formelle, que la communauté internationale a massivement condamnée, démontre que les ambitions russes dépassent les limites du Donbas.

Par ailleurs, la Russie revendique formellement la totalité de ces quatre régions — y compris les parties qu’elle ne contrôle pas militairement. Elle revendique Kherson-ville alors qu’elle en a été chassée en novembre 2022. Elle revendique Zaporijjia-ville alors qu’elle ne l’a jamais prise. Comment concilier une demande de « paix par le Donbas » avec des annexions formelles de territoires en dehors du Donbas que l’Ukraine contrôle encore ? La réponse courte : on ne peut pas — à moins de croire que les textes d’annexion russes ne valent rien, ce qui serait admettre que les engagements russes ne valent rien non plus.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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