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CHRONIQUE : 151 combats en un jour. Pokrovsk tient encore, mais à quel prix.
Crédit: Adobe Stock

Un deuxième front sous pression maximale

À quelques dizaines de kilomètres au nord, Kostiantynivka encaisse dix-neuf assauts en une seule journée. Dix-neuf. Les défenseurs ukrainiens repoussent chacun d’eux, mais chaque repousse a un prix. En munitions. En hommes. En nerfs usés jusqu’à la moelle. La résistance n’est pas gratuite. Elle se paie avec des corps épuisés, des stocks qui diminuent, des relèves qui tardent. Elle se paie aussi avec des familles qui attendent des nouvelles qui ne viennent pas.

Le commandement ukrainien confirme que deux assauts étaient encore en cours au moment de la publication du bilan. Pas terminés. Pas résolus. Simplement en cours, comme une phrase que personne n’ose finir. La guerre en Ukraine a cette particularité atroce : les batailles ne se terminent pas, elles se mettent en pause avant de reprendre. Il n’y a pas de victoire définitive dans ce secteur — juste des résistances qui durent.


Dix-neuf assauts. Pensez à ce que ça veut dire : dix-neuf fois dans la journée, des soldats ukrainiens ont dû se battre ou mourir. Et le soir, ils savaient que demain, ce serait encore pareil.

La mécanique implacable de l’attrition

L’armée russe applique une doctrine simple et brutale : l’attrition. Frapper fort, frapper souvent, frapper partout à la fois, jusqu’à ce que la défense craque quelque part. Ce n’est pas de la stratégie de génie — c’est de la pression industrielle appliquée à des êtres humains. Et ça fonctionne, lentement, douloureusement, inexorablement. La machine de guerre russe n’a pas besoin de génie tactique — elle a besoin de munitions et d’hommes à envoyer.

Les 2 611 tirs d’artillerie enregistrés ce seul jour sur les positions et les localités ukrainiennes illustrent cette mécanique. À quoi ressemble 2 611 obus en une journée ? C’est un obus toutes les 33 secondes, 24 heures sur 24, sans interruption. C’est le bruit permanent de la mort qui cherche une adresse. C’est l’impossibilité du repos, de la récupération, du simple fait de souffler une heure.


Et pourtant, Kostiantynivka tient. Pokrovsk tient. L’Ukraine tient. Pas parce que c’est facile — précisément parce que c’est impossible.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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