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CHRONIQUE : Ali Larijani est mort — et le régime iranien enterre avec lui ses dernières illusions de survie
Crédit: Adobe Stock

Khamenei, puis Larijani, puis qui ?

La liste est devenue une litanie. Le 28 février, premier jour de la guerre, le guide suprême Ali Khamenei est éliminé dans les frappes inaugurales américano-israéliennes. Puis les généraux. Puis les commandants des Gardiens de la Révolution. Puis le chef de la Bassidj. Puis Larijani, l’homme qui tenait ensemble les fils de la sécurité nationale, de la politique nucléaire et de la coordination entre les différentes factions du pouvoir. En dix-neuf jours, les États-Unis et Israël ont méthodiquement décapité chaque couche de commandement du régime iranien. Pas une frappe isolée. Pas un coup de chance. Une campagne d’élimination systématique, calculée, implacable.

Et pourtant, le régime tient. Du moins, il donne l’impression de tenir. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des frappes sur la région de Tel-Aviv mercredi à l’aube — deux morts — « pour venger le sang » de Larijani. L’Iran tire toujours des missiles sur Israël, sur l’Arabie saoudite, sur les Émirats, sur le Qatar, sur le Koweït. Les tirs continuent. Mais les tireurs disparaissent un par un. Et pourtant, la question reste : combien de temps une armée sans généraux peut-elle continuer à tirer ?

La décapitation est une stratégie aussi vieille que la guerre elle-même. Mais ce que font les États-Unis et Israël en Iran dépasse le précédent historique. Ce n’est pas un chef qu’on élimine pour déstabiliser — c’est toute la chaîne de commandement qu’on pulvérise, maillon par maillon, semaine après semaine. Le message n’est pas subtil : il n’y a nulle part où se cacher.

Le régime sans visage

Qui commande ce soir à Téhéran ? La question n’a pas de réponse claire. Mojtaba Khamenei, désigné héritier informel de son père, n’a pas été vu en public. Le chef de l’armée, le général Amir Hatami, promet vengeance dans des communiqués — mais un communiqué n’est pas un commandement opérationnel. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi écrit sur X que « la vague de répercussions mondiales ne fait que commencer ». Des mots. Toujours des mots. Pendant que les bombes américaines frappent les sites de missiles près du détroit d’Ormuz avec les munitions les plus puissantes de l’arsenal.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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