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CHRONIQUE : Elle avait six ans. Elle est morte trois jours après le bombardement de sa maison.
Crédit: Adobe Stock

Les villages oubliés de la guerre

Znob-Novhorodske. Ce nom ne figure pas dans les dépêches des grandes agences. Il n’a pas de place dans les analyses géopolitiques. Ce n’est pas Kharkiv, pas Marioupol, pas Boutcha. C’est un petit bourg du district de Shostka, dans le nord de la région de Soumy, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière russe. Un endroit que la guerre a trouvé parce que la guerre trouve tout, même ce que les cartes n’indiquent pas.

La région de Soumy partage une longue frontière avec la Russie. Elle est sous pression constante depuis 2022. Les villages de ce secteur frontalier vivent dans l’attente permanente — l’attente d’une alerte, d’une explosion, d’un appel depuis l’hôpital. Ils ont appris à ne plus se sentir en sécurité chez eux. Aucune maison, aucun immeuble, aucune cave n’est vraiment hors de portée. La frontière internationale n’arrête pas les obus russes depuis le 24 février 2022.


Et pourtant les gens restent. Parce qu’ils ont nulle part où aller. Parce que c’est leur maison. Parce que partir, c’est aussi une forme de mourir — mourir de soi-même, de son passé, de tout ce qu’on était avant.

L’artillerie russe contre les immeubles résidentiels

Le parquet régional confirme : « une fillette de six ans blessée le 28 mars 2026 lors du bombardement d’un immeuble résidentiel ». Immeuble résidentiel. Pas une base militaire. Pas un dépôt d’armes. Pas une infrastructure stratégique. Un immeuble où des gens vivaient. Où des familles dormaient. Où deux sœurs — vingt ans et six ans — habitaient leur quotidien.

Le droit international humanitaire interdit explicitement les attaques contre les populations civiles. Cette interdiction n’arrête pas les obus russes. Elle n’a jamais arrêté les obus russes depuis le 24 février 2022. Elle ne les arrêtera pas demain. C’est une réalité que les textes de droit ne peuvent pas effacer. Le fossé entre la règle juridique et la réalité militaire russe est un gouffre dans lequel des centaines d’enfants sont tombés.


Un immeuble résidentiel. Ce n’est pas un accident de guerre. Ce n’est pas un « dommage collatéral ». C’est un crime. Un crime dont les victimes ont six ans et vingt ans et un prénom qu’on ne nous donnera peut-être jamais.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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