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DIPLOMATIE : La trêve de Pâques — Zelensky tend la main, Moscou ferme le poing
Crédit: Adobe Stock

Peskov et l’art du refus poli

La réaction russe est venue rapidement — et avec la précision glaciale d’un communiqué préparé à l’avance. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré le Kremlin ne pas avoir reçu « d’initiative clairement formulée » pour une trêve pascale basée sur les déclarations de Zelensky. Formellement, techniquement, juridiquement : un non poli.

Peskov a ajouté que c’était l’Ukraine qui avait le plus besoin d’un cessez-le-feu, parce que les troupes russes « avancent sur toute la ligne de front, plus vite à certains endroits, plus lentement à d’autres ». Ce discours de la domination — nous avançons, vous reculez, c’est vous qui avez besoin d’une pause — est devenu le leitmotiv du Kremlin dans tous les contextes de négociation depuis 2022. Présenter une trêve comme un avantage pour l’autre, c’est refuser de négocier tout en gardant les apparences de la raison.

Le calcul russe derrière le refus

Pourquoi la Russie refuse-t-elle un cessez-le-feu de Pâques ? Plusieurs raisons se superposent. Premièrement, un cessez-le-feu même temporaire gèle les positions actuelles — et la Russie, malgré ses avancées lentes, préférerait encore progresser. Deuxièmement, accepter une initiative ukrainienne donnerait l’image que c’est Moscou qui cède à la pression de Kyiv — inacceptable rhétoriquement.

Troisièmement — et c’est ce que l’ISW souligne dans son analyse — la Russie n’a pas montré de bonne foi dans les négociations depuis le début. Elle n’est pas venue à la table pour faire des concessions. Elle est venue — quand elle y vient — pour tester les lignes rouges et gagner du temps. Quand un belligérant ne vient aux négociations que pour évaluer ce qu’il peut obtenir sans concéder, les négociations ne sont pas des négociations — ce sont des éclairages.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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