Skip to content
ÉDITORIAL : Trump menace de quitter l’OTAN — et cette fois, personne ne rit
Crédit: Adobe Stock

Le secrétaire d’État prépare le terrain

Ce n’est pas seulement Trump. La veille, Marco Rubio — le secrétaire d’État, le chef de la diplomatie américaine, l’homme qui est censé maintenir les alliances — a déclaré que l’administration devait « réexaminer » ses relations avec l’OTAN une fois la guerre en Iran terminée. Réexaminer. Le mot est diplomatique. La réalité qu’il recouvre ne l’est pas. Et Trump a adoré. « Je suis ravi de ces propos », a-t-il confié au Telegraph, avant d’ajouter cette phrase qui fait froid dans le dos : « Je dirais même que cela va au-delà d’une simple remise en question. »

Au-delà. Voilà le mot qui change tout. Quand le président et son secrétaire d’État parlent d’une seule voix pour remettre en cause l’alliance militaire la plus importante de l’histoire moderne, ce n’est plus de la rhétorique. C’est une direction. Une trajectoire. Et pourtant, les Européens continuent de traiter ces déclarations comme des coups de bluff. Comme si Trump allait finir par se calmer. Comme si l’orage allait passer. L’orage ne passe pas. L’orage est la politique étrangère.

Rubio n’est pas un impulsif. Rubio est un stratège. Quand il dit « réexaminer », il a déjà les conclusions du réexamen dans un tiroir. Et ces conclusions, je les pressens, ne vont pas plaire à Bruxelles.

Une administration qui parle d’une seule voix

Ce qui frappe, c’est la cohérence du message. Ce n’est plus Trump seul qui provoque depuis son téléphone à trois heures du matin. C’est Rubio qui prépare le terrain diplomatique. C’est la Maison-Blanche qui laisse filtrer les signaux. C’est une machine gouvernementale entière qui se met en ordre de bataille pour un repositionnement stratégique des États-Unis vis-à-vis de leurs alliés historiques. Et cette cohérence est plus inquiétante que n’importe quel tweet rageur.

Parce qu’un tweet, on peut l’ignorer. Une politique étrangère coordonnée entre la présidence et le département d’État, on ne peut pas. Les capitales européennes commencent à le comprendre. Lentement. Trop lentement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu