Le faux visa touristique comme arme de recrutement
Le mécanisme de recrutement est documenté. La Russie a utilisé plusieurs méthodes pour attirer des Cubains vers ses tranchées. La plus répandue : le faux visa touristique. Des hommes signaient ce qu’ils croyaient être un contrat de travail temporaire, une opportunité économique dans un pays riche, un moyen de fuir la misère de La Havane. Ils se retrouvaient en uniforme russe quelques semaines plus tard, affectés à l’Unité 29328, basée dans la région de Rostov.
La déception, la coercition et les promesses financières formaient le triptyque du recrutement. Environ 2 000 dollars par mois étaient promis pour une année de service. Pour un Cubain vivant avec moins de 100 dollars mensuels dans une économie à genoux, l’offre semblait réelle. Elle l’était, sur le papier. Dans les tranchées de Zaporijjia, les promesses avaient la durée de vie d’un obus.
Des motivations idéologiques instrumentalisées
Certains recrues sont arrivées sans être trompées. Une minorité, motivée par une idéologie anti-américaine héritée de décennies de propagande castriste, a rejoint les rangs russes par conviction. Moscou a su instrumentaliser ce segment. Les images de soldats cubains volontaires servaient la narration d’une guerre anti-impérialiste, d’un front uni du Sud Global contre l’Occident. La réalité était plus prosaïque : des hommes pauvres, recrutés dans l’urgence, envoyés combler les trous d’une armée russe saignée par trois ans de guerre.
L’idéologie sert de vitrine. La misère économique fait le vrai travail de recrutement.
Depuis février 2023 : une réalité connue, une réponse tardive
Les journalistes avaient déjà tiré la sonnette d’alarme
Le phénomène n’est pas nouveau. En février 2023, des journalistes avaient révélé l’implication systématique de soldats cubains dans les rangs russes. Les premiers témoignages, les premières photos, les premières analyses linguistiques de communications interceptées confirmaient la présence cubaine sur le front ukrainien. Pendant deux ans, le monde a regardé ailleurs.
Les gouvernements occidentaux ont réagi mollement. Washington a attendu octobre 2025 pour formuler une estimation officielle. Kyiv documentait en silence, construisant un dossier que personne ne voulait ouvrir, parce qu’impliquer Cuba dans le conflit soulevait des questions diplomatiques inconfortables sur la politique américaine envers La Havane.
Une escalade géographique du conflit sans précédent
Avec les soldats cubains, le conflit ukrainien touche désormais aux Caraïbes. Avec les soldats nord-coréens déjà documentés, il touche à l’Asie du Nord-Est. Avec les miliciens africains recrutés via le groupe Wagner, il touche au continent africain. La guerre en Ukraine n’est plus une guerre européenne. C’est une guerre à laquelle la Russie a convoqué le monde entier, à coups de dollars et de mensonges.
Cette guerre a déjà des soldats sur quatre continents. On refuse encore de l’appeler mondiale.
Ce que dit Andrii Cherniak sur la stratégie russe
Plus de propagande que de capacité militaire réelle
Andrii Cherniak a formulé un jugement précis sur la valeur stratégique de ce recrutement. La Russie utilise les soldats cubains, dit-il, «plus à des fins de propagande que militaires». Ce n’est pas un compliment adressé à La Havane. C’est un constat sur la réalité du front : les Cubains ne sont pas des soldats d’élite. Ils n’ont ni la formation ni l’équipement qui leur permettrait de changer le cours de la bataille.
Ce qu’ils offrent à Moscou, c’est une image. Celle d’une coalition internationale, d’un soutien qui va au-delà des frontières de la Russie et de ses voisins immédiats. Une image destinée à la consommation interne russe autant qu’au reste du monde. Poutine peut montrer à ses citoyens que d’autres nations croient en sa cause. Peu importe que ces nations les aient envoyés sous la contrainte ou sous la tromperie.
Des pertes cubaines qui ne seront jamais comptées officiellement
Le renseignement ukrainien ne publie pas les chiffres de pertes cubaines. Mais si l’on croise les taux de mortalité observés dans les unités d’infanterie russes avec le nombre de soldats cubains engagés, les chiffres sont terribles. Des centaines d’hommes sont probablement morts, loin de La Havane, dans des tranchées ukrainiennes que leur gouvernement prétend ignorer. Leurs familles attendent des nouvelles qui ne viendront pas, ou viendront sous la forme d’une enveloppe et d’un silence officiel.
Des morts sans nom, dans une guerre que leur pays nie avoir rejointe. Le cynisme a rarement été aussi absolu.
La réponse internationale : timide, tardive, insuffisante
Washington entre Cuba et l’Ukraine
Pour Washington, le recrutement cubain crée un dilemme géopolitique particulier. Sanctionner Cuba pour sa complicité avec la Russie ? La Havane répondrait que ses citoyens partent à l’étranger de leur propre gré, ce qui est partiellement vrai pour la frange volontaire. Fermer les yeux ? C’est envoyer le message que les démocraties tolèrent que des régimes autoritaires exportent leurs citoyens pauvres comme chair à canon dans des guerres étrangères.
L’administration américaine a choisi l’entre-deux : une estimation prudente, publiée en octobre 2025, sans conséquences diplomatiques formelles. Kyiv a pris note de cette prudence. Et a continué de documenter seule.
L’Europe face à une réalité qu’elle ne veut pas intégrer
Les capitales européennes n’ont pas mieux réagi. La présence cubaine en Ukraine n’a fait l’objet d’aucune déclaration commune du Conseil européen, d’aucune résolution du Parlement européen, d’aucune sanction spécifique. Le continent qui défend l’Ukraine regarde ailleurs quand il s’agit de nommer les complices de la Russie au-delà du cercle immédiat de Moscou.
Nommer les complices, c’est admettre l’ampleur du problème. Et l’ampleur du problème fait peur.
La géopolitique cubaine : un régime à vendre
La Havane entre survie économique et allégeance russe
Cuba traverse la pire crise économique de son histoire moderne. Les coupures d’électricité durent jusqu’à 20 heures par jour. Les pénuries alimentaires sont chroniques. L’exode de la population vers les États-Unis a atteint des records historiques. Dans ce contexte, l’argent russe représente pour le régime une bouée de sauvetage que La Havane ne peut pas refuser.
Le gouvernement cubain nie officiellement tout recrutement organisé. Il reconnaît que des citoyens partent travailler à l’étranger, y compris en Russie. Il ne précise pas dans quels secteurs. Cet angle mort volontaire permet à La Havane de maintenir une plausible dénégation tout en laissant faire. C’est le mensonge parfait : techniquement défendable, moralement indéfendable.
Une tradition de mercenaires sous couverture idéologique
Cuba n’en est pas à sa première expérience d’exportation militaire. Dans les années 1970 et 1980, des dizaines de milliers de soldats cubains ont combattu en Angola, en Éthiopie, au Mozambique, sous couverture idéologique marxiste mais financés en partie par des transferts soviétiques. Le mécanisme n’a pas changé. Seule la géographie a évolué.
L’histoire cubaine des guerres par procuration se répète. Mais cette fois, les hommes partent pour mourir dans la neige plutôt que sous le soleil africain.
Sur le front : des soldats mal formés dans des unités en sous-effectif
Une intégration précipitée dans les rangs russes
Les soldats cubains n’ont pas suivi la formation standard des recrues russes. Les témoignages recueillis par le renseignement ukrainien décrivent des périodes d’entraînement réduites à quelques semaines, des briefings en russe que beaucoup ne comprenaient qu’à moitié, un équipement souvent de qualité inférieure. Ils ont été envoyés combler des brèches dans des unités décimées, sans véritable intégration tactique.
Le résultat prévisible : des taux de pertes disproportionnés. Des hommes qui ne connaissaient pas le terrain, ne parlaient pas la langue, ne comprenaient pas les ordres, envoyés en première ligne parce que les Russes n’avaient plus assez de Russes.
L’Unité 29328 : le point de transit de Rostov
La base militaire russe de l’Unité 29328, située dans la région de Rostov, est documentée comme le principal point de transit et d’entraînement des soldats cubains. C’est là qu’ils sont arrivés, là qu’on leur a remis un uniforme et une arme, là qu’ils ont appris en quelques semaines ce qu’un soldat russe apprend en plusieurs mois. Puis ils ont été transportés vers l’est, vers les fronts de Donetsk ou de Zaporijjia.
Rostov comme antichambre d’un abattoir. Le mot est dur. La réalité l’est davantage.
Trois ans de guerre : une armée russe qui ratisse le monde
Cubains, Nord-Coréens, Africains : le front multinational de Poutine
La Russie a commencé la guerre en Ukraine en février 2022 avec l’idée d’une opération rapide, quelques jours, quelques semaines au maximum. Trois ans plus tard, Moscou recrute à La Havane, à Pyongyang et dans les campagnes africaines pour maintenir ses effectifs. C’est la preuve la plus éloquente de l’échec militaire russe : quand une armée cherche des soldats à 10 000 kilomètres de son territoire, c’est qu’elle ne peut plus compter sur les siens.
Les soldats nord-coréens ont déjà été documentés sur le front ukrainien. Des milliers d’entre eux ont été engagés dans des combats autour de Koursk. Leurs pertes ont été sévères. La Corée du Nord continue d’envoyer des hommes. La Russie continue d’en demander.
Ce que ce recrutement révèle sur l’état réel de l’armée russe
Les économistes militaires ont un indicateur simple pour mesurer la santé d’une armée : le recrutement de mercenaires étrangers est inversement proportionnel à la capacité nationale de mobilisation. Plus la Russie recrute loin de chez elle, plus elle manque de soldats russes. Et plus elle manque de soldats russes, plus les pertes réelles dépassent ce que Moscou admet officiellement.
Recruter à La Havane pour combler les pertes du Donbas. Si ce n’est pas un aveu de faiblesse, qu’est-ce que c’est ?
Les familles cubaines : victimes silencieuses d'une guerre qu'elles n'ont pas choisie
Des lettres qui ne répondent plus
À La Havane, à Santiago de Cuba, à Holguín, des familles attendent des nouvelles. Un fils parti il y a six mois avec la promesse d’un bon salaire. Un frère qui a cessé d’appeler depuis trois semaines. Un mari dont le dernier message disait qu’il allait bientôt rentrer. Le silence s’est installé. Les autorités cubaines ne disent rien. Les autorités russes ne disent rien. Il n’y a personne à qui demander.
Ces familles ne savent pas si leurs proches sont blessés, prisonniers, morts. Elles ne le sauront peut-être jamais. La Russie n’a aucun intérêt à documenter ses pertes étrangères. Cuba n’a aucun intérêt à admettre avoir laissé partir ses citoyens vers une guerre.
Un crime contre ses propres citoyens que Moscou perpétue
Ce que la Russie a fait avec les soldats cubains dépasse le recrutement militaire. C’est une exploitation délibérée de la misère économique d’un pays sous sanctions, d’hommes sans perspective, d’une jeunesse sans avenir à La Havane. Moscou a transformé la pauvreté cubaine en munition. Elle a converti le désespoir en fantassins. Et elle l’a fait en sachant exactement ce qu’elle faisait.
La pauvreté comme arme de guerre. Voilà ce que la Russie a inventé en 2022 et perfectionné en 2025.
La propagande russe autour des soldats cubains
Des images soigneusement sélectionnées pour le marché intérieur
La Russie a utilisé la présence cubaine à des fins médiatiques précises. Des images de soldats cubains souriants, supposément volontaires, diffusées sur les chaînes d’État russes. Des interviews montrant des hommes qui «croient à la cause». Une mise en scène qui efface la coercition, le faux visa, le contrat trompeur. La propagande russe est sophistiquée : elle ne ment pas sur tout, elle choisit soigneusement ce qu’elle montre et ce qu’elle cache.
Le résultat : une partie de l’opinion russe croit sincèrement que des peuples du monde entier rejoignent volontairement la Russie dans sa lutte contre l’OTAN. La réalité des faux visas et des 2 000 dollars mensuels n’atteint pas ces audiences-là.
Une narration du Sud Global que Moscou veut imposer
Moscou construit depuis 2022 une narration de «guerre juste» dans les pays du Sud Global. Les soldats cubains en sont une pièce. L’aide russe à certains régimes africains en est une autre. La présence russe dans les institutions internationales comme alternative à l’ordre occidental en est une troisième. C’est une stratégie cohérente, patiente, et partiellement efficace dans des pays où la méfiance envers l’Occident est réelle et historiquement fondée.
La narration du Sud Global contre l’Occident : vieille comme la Guerre froide, recyclée avec efficacité dans les tranchées du XXIe siècle.
Ce que Kyiv attend maintenant de la communauté internationale
Des sanctions ciblées contre les réseaux de recrutement
Kyiv a transmis ses informations sur les réseaux de recrutement cubains à ses alliés occidentaux. La demande est précise : sanctionner les intermédiaires, les agences de recrutement russes opérant à Cuba, les officiers de l’Unité 29328 identifiés. Des sanctions chirurgicales, ciblées, qui envoient un signal sans déclencher une crise diplomatique majeure avec La Havane.
Jusqu’ici, les alliés n’ont pas agi. La prudence diplomatique l’a emporté sur la réponse ferme. Kyiv note cette prudence et continue de documenter. La liste des noms s’allonge. Le jour où la communauté internationale décidera d’agir, les dossiers seront prêts.
Une reconnaissance officielle du caractère multinational du conflit
Le renseignement ukrainien réclame aussi une reconnaissance formelle : cette guerre n’est plus bilatérale. Elle implique la Corée du Nord, Cuba, des réseaux africains, des systèmes d’armes iraniens. Continuer à la traiter comme un conflit entre Russie et Ukraine, c’est ignorer délibérément la réalité de ce que Moscou a construit. Et ignorer cette réalité, c’est laisser la Russie construire tranquillement sa coalition pour les prochaines guerres.
La prochaine guerre de la Russie sera encore plus multinationale que celle-ci. À condition qu’on lui laisse le temps de la préparer.
La position américaine : entre documentation et inaction
Le Département d’État a vu. Et a attendu.
En octobre 2025, le Département d’État américain a publié une estimation de 1 000 à 5 000 soldats cubains engagés en Ukraine. C’était une reconnaissance formelle d’une réalité que les journalistes documentaient depuis février 2023. Deux ans et demi pour passer de la connaissance à la déclaration officielle. Et depuis cette déclaration, aucune sanction supplémentaire, aucune mesure diplomatique spécifique à ce dossier.
Washington gère plusieurs dossiers en même temps : les négociations de paix en Ukraine, la relation avec Cuba, les équilibres géopolitiques en Amérique latine. Dans cet ensemble complexe, les 15 000 Cubains des tranchées du Donbas ne sont pas la priorité. Ce sont des hommes invisibles dans une guerre que le monde regarde avec de moins en moins d’attention.
L’administration Trump face à un problème hérité
L’administration Trump, qui a pris ses fonctions en janvier 2025, a hérité de ce dossier. Sa posture sur l’Ukraine est plus ambivalente que celle de l’administration Biden. Sa politique cubaine est plus dure sur la rhétorique, mais les actions concrètes sur le dossier des soldats cubains en Russie restent limitées. Ce n’est pas une priorité. Ce n’est peut-être même pas dans le briefing quotidien.
Quinze mille hommes, et personne à Washington pour s’en préoccuper vraiment. L’indifférence aussi est une politique.
L'économie du recrutement : combien coûte un soldat cubain à la Russie
Un calcul cynique mais précis
À 2 000 dollars par mois pendant un an, chaque soldat cubain coûte à la Russie environ 24 000 dollars pour une année de service. Multiplié par 15 000 soldats, cela représente 360 millions de dollars par an. Pour une économie russe qui brasse des dizaines de milliards en revenus pétroliers, c’est dérisoire. C’est le prix d’une journée d’exportation de pétrole. Moscou achète des soldats cubains avec la monnaie d’une heure de production de ses champs pétroliers.
Et encore : beaucoup de ces soldats ne seront jamais payés intégralement. Des témoignages font état de retards de paiement, de primes jamais versées, de contrats rompus unilatéralement après que les soldats ont été blessés. L’exploitation économique ne s’arrête pas à la tromperie du recrutement.
Un investissement rentable pour Moscou, catastrophique pour La Havane
Pour la Russie, les soldats cubains représentent un investissement à faible coût et haut rendement en termes de propagande et de capacité de remplacement des pertes. Pour Cuba, l’équation est différente. Ce sont des hommes jeunes, en âge de travailler et de construire, qui partent vers un front dont beaucoup ne reviendront pas. C’est une saignée démographique supplémentaire pour une île qui souffre déjà d’une émigration massive vers les États-Unis.
La Russie achète la jeunesse de Cuba avec l’argent de son pétrole. Et Cuba laisse faire parce qu’elle n’a plus d’autre choix.
Ce que les prochains mois pourraient révéler
Des dossiers ukrainiens qui s’accumulent
Le renseignement ukrainien continue de documenter. Les 1 000 identités confirmées d’aujourd’hui deviendront 2 000 demain. Les analyses des communications interceptées, les témoignages de prisonniers de guerre, les débriefings de soldats ukrainiens revenus du front nourrissent un dossier qui grossit semaine après semaine. Kyiv construit une preuve juridique et diplomatique qu’elle espère utiliser le jour où un tribunal international ou un forum diplomatique s’intéressera enfin à la question.
Ce jour viendra peut-être. Ou peut-être pas. L’histoire des conflits armés est jonchée de crimes documentés et jamais jugés. Mais le renseignement ukrainien documente quand même. Parce que la mémoire est aussi une forme de résistance.
La question de la responsabilité pénale
Des juristes spécialisés dans le droit international humanitaire ont commencé à examiner la question de la responsabilité des États qui ont fourni des soldats à la Russie. La Corée du Nord, Cuba, les États africains impliqués via le groupe Wagner : leurs dirigeants pourraient un jour répondre de leur complicité dans un conflit que la Cour pénale internationale qualifie déjà d’agression. Ce n’est pas une certitude. C’est une possibilité que personne ne voulait envisager il y a encore deux ans.
La comptabilité de ce conflit n’est pas terminée. Elle ne le sera que quand tous les morts auront été comptés. Et tous les responsables nommés.
Conclusion
15 000 Cubains. Recrutés avec de fausses promesses, envoyés mourir dans des tranchées ukrainiennes, instrumentalisés par une propagande russe qui leur invente une conviction qu’ils n’avaient pas. C’est le chiffre que le Renseignement de la Défense ukrainienne pose sur la table ce 31 mars 2026. Ce chiffre est une accusation. Il dit ce que la Russie a fait de la misère cubaine : une ressource militaire. Il dit ce que La Havane a accepté de faire de ses citoyens : de la chair à canon exportée sous couverture de contrats de travail.
Et pourtant, le monde continue de discuter. Les sanctions ne viennent pas. Les déclarations officielles restent prudemment vagues. Pendant ce temps, dans les régions de Donetsk et de Zaporijjia, des hommes nés à La Havane meurent dans une guerre qu’on leur avait dit ne pas être une guerre. Leur seule erreur : avoir cru qu’un meilleur salaire existait quelque part. Leur seule faute : avoir ouvert cette porte-là.
Signé Maxime Marquette
Sources
Defense Intelligence of Ukraine: up to 15,000 Cubans recruited by Russia — Militarnyi, 31 mars 2026
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