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STRATÉGIE : L’Ukraine vise le pétrole — comment Kyiv asphyxie la machine de guerre russe
Crédit: Adobe Stock

De la défense territoriale à la guerre économique

L’Ukraine a opéré depuis 2023 un glissement stratégique fondamental : passer d’une posture essentiellement défensive — tenir le territoire, résister aux assauts russes — à une offensive économique ciblée contre les sources de financement de la machine de guerre russe. Ce glissement n’a pas été annoncé avec fanfare. Il s’est construit dans les faits, frappe après frappe.

Les raffineries à Saratov et à Bashneft-Ufaneftekhim ont été touchées dans la même période — une démonstration de campagne coordonnée, pas d’incidents isolés. Une campagne implique une doctrine, un état-major, des objectifs précis. L’Ukraine a une doctrine de guerre économique. Elle s’applique avec cohérence. Quand une armée définit ses cibles selon une logique économique plutôt que tactique, elle a changé de niveau de jeu — elle joue une guerre de stratégiste, pas une guerre de soldat.

L’objectif : priver Moscou de sa caisse de guerre

Le raisonnement est simple dans sa structure, complexe dans son exécution. La Russie finance sa guerre avec ses exportations d’hydrocarbures. En 2025, les revenus pétroliers représentaient environ 40 % des revenus fédéraux russes. Couper ces revenus, c’est assécher le financement des obus, des drones, des missiles, des salaires des soldats.

Chaque terminal détruit, chaque raffinerie mise hors service, chaque navire pétrolier qui ne peut pas charger — c’est moins d’argent pour acheter de la poudre. L’équation est directe. Ce n’est pas une métaphore : les revenus pétroliers du lundi financent les obus du jeudi. Et si le lundi ne rapporte rien, le jeudi se tait. Assécher la caisse d’une armée, c’est désarmer l’armée — sans avoir à se battre contre elle au canon.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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