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OPINION : L’Amérique a toujours répondu présent — qui a répondu quand c’était elle qui appelait
Crédit: Adobe Stock

De Normandie à Kaboul, une constante américaine

Reprenons l’histoire. Pas celle des manuels scolaires aseptisés, mais celle des corps. Celle des cercueils. Normandie, 1944 : des dizaines de milliers de jeunes Américains débarquent sur des plages européennes pour libérer un continent qui n’est pas le leur. Ils meurent par milliers. Dans le sable. Dans l’eau froide. Pour des villes dont ils ne pouvaient pas prononcer le nom.

Berlin, 1948 : quand les Soviétiques bloquent la ville, ce sont les avions américains qui la nourrissent. Corée, 1950. Kosovo, 1999 — quand l’Europe était incapable de régler un massacre sur son propre sol, c’est l’aviation américaine qui a mis fin au carnage. Afghanistan, 2001 : après le 11 septembre, l’article 5 de l’OTAN est activé pour la première — et unique — fois. Par l’Amérique. Et l’Amérique y restera vingt ans. Vingt ans, des milliers de morts américains, des milliards de dollars.

L’Amérique n’a jamais demandé à l’Europe de la remercier. Elle a juste espéré, naïvement peut-être, qu’un jour la réciprocité serait automatique. Ce jour est venu. Et la réciprocité n’était pas au rendez-vous.

Les soldats de qui tombent toujours en premier

Voici le chiffre que les dirigeants européens ne veulent jamais entendre : depuis 1945, les États-Unis ont perdu plus de 100 000 soldats dans des conflits où ils défendaient les intérêts de leurs alliés autant que les leurs. En Corée, au Vietnam — partiellement hérité de la guerre coloniale française — en Irak, en Afghanistan. Ce sont des fils américains. Des pères américains. Des mères américaines qui ont reçu le drapeau plié en triangle.

Et quand l’Amérique a dit « c’est notre tour d’avoir besoin de vous » face à l’Iran, le silence européen a été assourdissant. Trump n’a même pas insisté. Il a dit : « J’ai juste dit ‘hey’, vous savez, je n’ai pas trop insisté. Je pense simplement que ça devrait être automatique. » Automatique. Comme ça l’a toujours été dans l’autre sens.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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