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ANALYSE : La mort du général Otroshchenko
Crédit: Adobe Stock

Un chiffre sans précédent dans l’histoire militaire moderne

Il faut s’arrêter sur ce nombre : 14 généraux russes tués depuis février 2022. Pour mettre ce chiffre en perspective : les États-Unis ont perdu un seul général au combat depuis la guerre de Corée. Un seul, en soixante-dix ans. La Russie en a perdu quatorze en quatre ans. Cette disproportion n’est pas le fruit du hasard. Elle révèle quelque chose de structurel dans la manière dont l’armée russe fonctionne — ou dysfonctionne.

Dans une armée bien organisée, les généraux ne meurent pas au combat parce qu’ils ne devraient pas se trouver en position d’être touchés. Ils commandent depuis des postes de commandement protégés, à distance raisonnable du front. Si un général meurt au combat, c’est soit parce qu’il a commis une erreur tactique grave — se placer trop près du front — soit parce que le renseignement ennemi l’a localisé et ciblé avec précision, soit parce que les communications de l’armée sont si mauvaises qu’un général doit descendre au niveau du terrain pour que ses ordres soient exécutés. Dans le cas de l’armée russe, les trois explications se sont vérifiées, à des degrés variables, pour chaque général tué.

Otroshchenko : un aviateur en Crimée, une question sans réponse

Pourquoi le commandant du corps d’aviation mixte de la Flotte du Nord se trouvait-il à bord d’un An-26 en Crimée, le 31 mars 2026 ? C’est la question à laquelle aucune source officielle russe n’a répondu. La Flotte du Nord est basée à Severomorsk, dans l’Arctique, à des milliers de kilomètres de la Crimée. Qu’est-ce qui amenait un lieutenant-général de ce calibre sur la péninsule occupée ? Une inspection ? Une réunion de coordination ? Un transfert de commandement ? La Russie ne dit rien. Et son silence nourrit toutes les spéculations.

L’hypothèse la plus troublante, évoquée par Euromaidan Press, est que l’An-26 aurait pu être abattu par la propre défense anti-aérienne russe. Cette hypothèse — qui reste non confirmée — s’inscrit dans un pattern documenté : plusieurs accidents de tirs fratricides ont émaillé la guerre russo-ukrainienne, notamment en 2022, quand la confusion des systèmes anti-aériens russes dans la péninsule et au-dessus de la mer Noire avait produit des incidents non reconnus officiellement. Si l’An-26 d’Otroshchenko a bien été abattu par une batterie russe, alors la catastrophe atteint un niveau d’absurde sans fond difficile à surpasser.

Être tué par l’ennemi est une mort de soldat. Être tué par ses propres défenses est une mort qui demande des comptes — des comptes que Moscou ne rendra jamais.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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